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« Le registre d’élevage est un véritable outil sanitaire »

Au-delà de l’aspect réglementaire, le registre d’élevage est un outil de suivi sanitaire clé qui permet de tracer, organiser et améliorer la santé des animaux. Conseils d’Alice Jardin, responsable de l’action sanitaire au GDS des Deux-Sèvres.

<em class="placeholder">Classement des ordonnances vétérinaires dans un élevage caprin</em>
Les données du carnet permettent de réaliser le bilan sanitaire annuel avec le vétérinaire. Ce bilan sert à établir les protocoles de soins autorisant certains actes sans nouvelle ordonnance à chaque fois.
© D. Hardy
<em class="placeholder">Alice Jardin, responsable de l’action sanitaire au GDS des Deux-Sèvres.</em>

« Le registre d’élevage est obligatoire pour les éleveurs depuis 2005. Il conditionne l’attribution des aides PAC et un registre mal tenu peut entraîner des pénalités. Or, lors des 362 inspections réalisées dans la filière caprine l’an dernier, plus d’un tiers des élevages avait un registre non conforme.

Au-delà de l’aspect réglementaire, le registre d’élevage est surtout un outil de suivi sanitaire précieux pour l’éleveur. Il se compose de plusieurs volets. D’abord, les caractéristiques de l’exploitation : productions, surfaces, effectifs, main-d’œuvre. Ensuite l’encadrement zootechnique pour lister tous les intervenants réguliers sur l’exploitation (vétérinaires, techniciens de coopératives…). C’est déjà une première démarche de biosécurité. Vient ensuite le registre d’identification où l’éleveur doit consigner toutes les notifications de mouvements, les bordereaux de sortie, d’équarrissage, etc.

Un allié sanitaire du quotidien

Enfin, on y note tous les traitements administrés aux animaux, que ce soient des médicaments ou des compléments alimentaires. Cette traçabilité permet d’établir un bilan sanitaire annuel avec le vétérinaire et des protocoles de soins adaptés. C’est très utile pour comprendre des problèmes de santé récurrents dans le troupeau.

Chaque ordonnance vétérinaire doit être numérotée et conservée par l’éleveur pendant au moins cinq ans. Il faut pouvoir relier chaque traitement enregistré dans le carnet sanitaire à l’ordonnance correspondante. On peut par exemple noter le numéro d’ordonnance sur le flacon du médicament délivré. Cela permet, au moment du traitement, de le reporter facilement dans le carnet sanitaire avec la date, le produit et la dose.

Trop souvent, des éleveurs voient ce registre comme une corvée. Or, il peut se tenir sur papier, en numérique ou sur des applications mobiles. Plus les informations sont précises, plus elles permettent de mieux piloter l’élevage et d’améliorer la santé des animaux. »

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