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Le GRCETA de Basse Durance, au service de trois générations d’arboriculteurs

Depuis 60 ans, trois générations d’arboriculteurs bénéficient des avancées du GRCETA de Basse Durance. Ses compétences et sa motivation sont toujours intactes pour mieux comprendre l’arbre fruitier et expérimenter de nouvelles méthodes culturales.

Dédiée à l’arboriculture et engagée dans le conseil, l’appui technique, l’expérimentation des techniques de production, l’association d’arboriculteurs du GRCETA de Basse Durance créée en 1962 a fait bien du chemin. Le groupement peut aujourd’hui se targuer d’avoir contribué au développement de l’arboriculture régionale de ces soixante dernières années. Belle performance qu’ingénieurs et administrateurs actuels du GRCETA ont saluée à l’occasion de l’assemblée générale annuelle du groupe qui se tenait en décembre en Camargue. Une large rétrospective a présenté six décennies de travaux entrepris que Pascal Borioli et Bruno Hucbourg se sont efforcés de relater dans les grandes lignes, appuyés par le vécu d’arboriculteurs du groupement.

La spécialisation de ses compétences

Dans les années 1960 et 1970, le besoin d’appui technique se fait sentir chez les arboriculteurs et la création du GRCETA permet de passer un cap. Avec les années 1980, que ce soit avec la création de Delta Sud formation, ou de celle de la station de La Pugère, le travail en réseau continue de se renforcer. Les prémices de la Production fruitière intégrée (PFI) pointent. Durant la décennie suivante, « les concepts autour de la traçabilité, de la PFI et de la certification sont poussés toujours un peu plus, avec la mise en œuvre de cahiers des charges et la création de la Sica ‘Fruits et nature’qui finalise l’objet des Ceta, en valorisant le travail de leurs services techniques », poursuit Jean-Marie Fabre, qui présidait le groupement au début des années 1990.

Le climat commence aussi à poser de nouvelles problématiques à la profession et les expérimentations sur des protections agroclimatiques prennent de l’ampleur avec le gel de 1991 qui marquera au fer rouge toute l’arboriculture régionale. Les années 2000 sont notamment marquées par la complexification des itinéraires de conduite et par le développement du bio. Les travaux sur la recherche d’opérations mécanisables et l’ergonomie dans le verger avancent, ainsi que ceux sur l’éclaircissage et la haie fruitière. Concernant le futur, l’équipe de cinq conseillers du GRCETA voit la pression autour des exploitations s’accroître sur les plans réglementaires, économiques ou techniques.

La réduction de l’ensemble des intrants du verger contraindra globalement les structures d’accompagnement technique à faire plus avec moins. Le climat s’est évidemment invité dans la danse et va continuer de pousser toujours plus loin « la pertinence technique, dans le domaine de la protection notamment. Et c’est en conservant ses grandes lignes directrices dans la polyvalence et la spécialisation de ses compétences que le GRCETA entend continuer à répondre aux attentes et aux problématiques de ses adhérents », concluait Daniel Lascaux, actuel président de la structure.

Des surfaces en croissance

À la fin des années 1990, avec l’avènement des Organisations de producteurs, le GRCETA de Basse Durance regroupait 232 producteurs pour 7 250 hectares. Le verger a ensuite décru pour se stabiliser autour de 4 300 ha durant plusieurs années. Malgré le gel de 2021, le groupement n’a pas vu de contraction de ses surfaces en 2022. Au contraire, avec les risques lourds pesant sur les structures et la nécessité d’être performant, et aussi grâce à un rythme de croisière retrouvé, le GRCETA a enregistré une hausse de 23 %. En 2022, les surfaces atteignaient 5 947 ha pour 214 adhérents, avec les fruits à pépins qui représentaient environ deux tiers du verger global du groupement, et un tiers pour les fruits à noyau. Les adhérents des Bouches-du-Rhône, avec 1 564 ha (38 %), restent devant ceux du Gard et leurs 1 106 hectares (24 %). Viennent ensuite le Vaucluse (912 ha), la Drôme (408 ha), les Alpes (201 ha pour les Alpes-de-Haute-Provence, 348 ha pour le Hautes-Alpes) et l’Hérault (130 ha).

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