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Le monde rural porté à l'écran
Le film « Les vétos » raconte le beau mais difficile métier de vétérinaire de campagne

« Les vétos » est sorti en salle le 1er janvier. Le film raconte le quotidien des vétérinaires en bottes dans les élevages. Comme Nico, incarné par Clovis Cornillac. « Je suis tombée en admiration pour leur métier », dit la jeune réalisatrice Julie Manoukian. Beau mais difficile. La fiction à l'écran braque le projecteur sur la réalité : le manque d'attirance pour l'exercice de ce métier en milieu rural.

Le film est sur les écrans depuis le 1er janvier. « Les vétos », c’est l’histoire de Nico, vétérinaire de campagne. Son associé part à la retraite, une toute fraîche diplômée arrive pour le remplacer. Mais la jeune femme rêve de recherche, pas d'une installation dans ce milieu rural où l’exercice du métier est passionnant mais difficile. Les rôles principaux sont interprétés par Clovis Cornillac et Noémie Schmidt qui, pour coller à la réalité de la profession, ont suivi un vrai vétérinaire durant plusieurs jours.

La jeune réalisatrice Julie Manoukian signe ici son premier film. Elle a souhaité communiquer au public toute l’admiration qui a été la sienne en découvrant ce métier.

Récit dans Terres et Territoires.

Loin des salles obscures, la baisse des vocations rurales est une vraie préoccupation pour les médecins des animaux. L’Atlas démographique de la profession vétérinaire, remis à jour chaque année et disponible en ligne (veterinaire.fr), en témoigne. En 2016, le document de 300 pages réalisé à l’initiative du Conseil de l’ordre des vétérinaires observait : « En cinq ans, le nombre de vétérinaires inscrits au tableau de l’Ordre progresse ». Mais les animaux de compagnie attirent plus que les animaux de rente. « La médecine et la chirurgie des animaux de compagnie exercée de manière exclusive ou prédominante, concernent 68,9 % des vétérinaires en 2015 (+ 5,1 % en cinq ans) », souligne Réussir Bovins Viande. « A contrario, le nombre de vétérinaires exerçant, de manière exclusive ou prédominante, la médecine et la chirurgie des animaux de rente, se contracte de 3,2 % en 5 ans (22,8 % en 2015). »

 

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