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Robot de traite : « Un contrôle Opti’Traite et trois kilos de lait en plus »

Au Gaec Avivresne dans le Maine-et-Loire, le contrôle annuel Opti’Traite complète l'entretien régulier du robot de traite par le concessionnaire. C'est un bon moyen de vérifier le bon fonctionnement du robot par un oeil extérieur et de repérer des anomalies qui passent inaperçues lors de la maintenance.

Anthony Bretaudeau, éleveur devant son robot de traite
Anthony Bretaudeau, éleveur. "Même si le contrôle annuel Opti'Traite nous coûte 230 € pour le robot, en plus du contrat d'entretien, nous ne faisons plus l’impasse dessus."
© Gaec Avivresne

Le Gaec Avivresne situé à Saint-Macaire-en-Mauges dans le Maine-et-Loire est équipé d’une stalle robotisée (Lely A5) pour 65 vaches à 33 kg de moyenne. Le concessionnaire réalise l’entretien chaque trimestre. "Mais cette intervention ne décèle pas toutes les anomalies de fonctionnement, estime Anthony Bretaudeau, l’un des associés. Comme nous avions des soucis de lipolyse, j’ai demandé à procéder à un contrôle Opti’Traite pour essayer de trouver l’origine du problème."

Opti’Traite* est un contrôle indépendant, basé sur des normes, encadré par des référentiels nationaux, qui permet à travers des observations et mesures, de vérifier le fonctionnement et repérer d’éventuelles anomalies susceptibles de passer inaperçues.

Lire aussi : Avec un robot de traite, les risques se concentrent sur un seul poste

Ce contrôle a mis en évidence une canalisation d’air bouchée entraînant une réserve réelle d’air plus faible dans le circuit. Cela n’avait pas été vu lors de l’entretien trimestriel. La vanne de régulation du vide d’air, contrôlée régulièrement, fonctionnait bel et bien correctement, mais le problème se situait après cette vanne.

Une fois ce souci résolu, la lipolyse a diminué de 1,20 à 0,70 meq/100 g MG. Les éleveurs ont remarqué également que la pompe à vide tournait beaucoup moins car elle ne compensait plus le manque de vide. "Dans les jours qui ont suivi, j’ai été fort surpris de voir que la production moyenne des vaches avait pris 3 kg, sans que rien d’autre n’ait changé ! Le fait d’avoir retrouvé un fonctionnement optimal de la traite a eu un effet bénéfique que je n’imaginais pas, car le troupeau ne montrait aucun problème particulier."

Cela reste une hypothèse, mais il y a sans doute désormais moins de variations de vide sous les trayons et une meilleure décongestion, ce qui favorise une meilleure éjection du lait. Les vaches se trouvent certainement aussi mieux finies. "Même si le contrôle annuel a un coût (230 €), nous ne faisons plus l’impasse dessus, conclut Anthony Bretaudeau en souriant. C’est une sécurité."

*Obligatoire dans le cadre de la conditionnalité des aides PAC (18 mois d’intervalle maximum entre deux contrôles) et pour l’adhésion à la Charte des Bonnes Pratiques d’Élevage.

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