Aller au contenu principal

Prix du lait : l’OP APLBA signe enfin un contrat avec Laïta

Après des années de discussions, la médiation démarrée fin novembre 2024 s’est achevée fin février et un accord-cadre a été signé entre l'OP APLBA, qui représente 130 exploitations laitières bretonnes, et le groupe Laïta. La formule du prix du lait donne de la visibilité aux producteurs.

<em class="placeholder">Businesswoman reviewed mortgage document and contract with their client, ensuring loan and credit details were clear, while discussing estate insurance and other finance ...</em>
La nouvelle formule de prix du lait ne revalorisera pas nécessairement le prix - 460 euros les 1000 litres en février et 465 € en mars - mais donnera de la visibilité aux producteurs.
© doidam10 - stock.adobe.com

« La médiation nous a aidé à aboutir fin mars à un accord avec Laïta sur les points bloquants de notre contrat-cadre en construction, commente Mathilde Villalon, présidente de l’organisation de producteurs (OP) APLBA (association des producteurs de lait du bassin armoricain), qui représente quelques 130 éleveurs de la LNA (laiterie nouvelle de l’Arguenon) et de la Silav, dans les Côtes d'Armor et le Morbihan. Ces deux structures non coopératives livrent leur lait à Laïta, fondée par les coopératives Even, Terrena et Eureden. Nous avons obtenu que la prime froid soit versée aux producteurs, qu’ils soient propriétaires du tank à lait ou non, étant donné que cette prime sert à compenser les dépenses énergétiques nécessaires au refroidissement du lait. »

L’OP demandait également de la transparence concernant le mix-produits de Laïta, qui sert à la construction de la formule de prix du lait. « Grâce au médiateur, Laïta nous a apporté des informations sur le mix-produits. Et nous sommes parvenus à un accord sur la formule de prix. » Le prix de base est basé pour moitié sur un indicateur PGC France, lui-même composé pour moitié d’un indicateur prix de revient agricole et pour moitié d’un indicateur prix de vente des produits laitiers (PVI).

Le reste du prix suit un indicateur PGC export (basé sur le prix allemand) et un indicateur beurre poudre. En attendant la publication par le Cniel de ce dernier, le prix beurre poudre retenu est évalué à partir du coût de transformation de 139,80 €/1000 l, publié il y a deux ans par le Cniel.

Des adhérents ont rejoint Even et Eureden en tant que coopérateurs

« La signature de l'accord-cadre marque le début d'une nouvelle relation partenariale entre l'APLBA et Laïta, commentent dans un communiqué de presse commun les présidents des deux structures. Ce contrat protège le débouché de la production des adhérents de l'OP. Il sécurise aussi l'approvisionnement des sites costarmoricains de Laïta. »

L’APLBA prépare un autre projet pour se renforcer. « Nous souhaitons nous rapprocher d’une autre OP, située sur le même territoire que nous. En effet, nous avons perdu une centaine d’adhérents depuis que les coopératives Even et Eureden - actionnaires de Laïta - ont ouvert leurs portes à de nouvelles adhésions. »

Ainsi, avec un accord-cadre et une OP renforcée, l’APLBA espère intéresser des éleveurs collectés pour LNA et Silav, mais restés en individuel jusque-là.

 

Les plus lus

<em class="placeholder">Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin</em>
Stress thermique : « Notre production laitière ne baisse quasiment plus en été grâce au douchage », dans le Bas-Rhin

Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin, installé en traite en traite robotisée, a mis en place un dispositif de douchage…

<em class="placeholder">Alexandre Ramel dans l&#039;une des  parcelles de maïs ressemée fin mai suite à des attaques de géomyze.</em>
Attaques de géomyze : « Nous avons dû ressemer 50 hectares de maïs », en Mayenne

Le Gaec Fénérie Bourigné, à La Bigottière en Mayenne, a été confronté ce printemps à des attaques sévères de géomyze, une…

<em class="placeholder">Gaëtan Palaric, éleveur dans les Côtes-d&#039;Armor devant son robot d&#039;alimentation Aura</em>
« Avec notre robot d’alimentation, nourrir 300 animaux se résume à 30 minutes de surveillance pour 9 rations différentes » dans les Côtes-d’Armor

Dans les Côtes-d’Armor, le Gaec Boscher Palaric fait partie des tout premiers élevages équipés du robot d’alimentation Kuhn…

<em class="placeholder">Benoît Aubry, éleveur en Mayenne</em>
« Avant d'installer le robot de traite, le diagnostic électro-géobiologique a été notre priorité », en Mayenne

 Benoît Aubry, éleveur en Mayenne, a effectué quelques aménagements en amont de son projet robot de traite  pour…

Arthur Danière
Grand troupeau : « Le pâturage me permet d’améliorer l’autonomie alimentaire », dans l’Orne.

A la Ferme du Val Danière, le pâturage a été maintenu malgré l’augmentation du nombre de vaches laitières dans le troupeau.…

<em class="placeholder">Marc-Antoine Blot, l’un des deux associés du Gaec BB, à Hauteville-la-Guichard, dans le centre Manche. </em>
Stress thermique : « J’ai installé un douchage d’appoint pour soulager les vaches de la canicule », dans la Manche

Au Gaec BB dans la Manche, le troupeau respire mieux depuis la mise en place d’un dispositif de douchage fait « maison…

Publicité
Titre
OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière