Aller au contenu principal

La raclette C'est qui le patron ?! apporte un espoir à la coopérative Lait bio du Maine

Des difficultés commerciales et un incident sanitaire avaient fragilisé la coopérative Lait bio du Maine, en Mayenne. Grâce au soutien de C’est qui le patron ? !, qui lui a délégué la production de sa nouvelle raclette, les producteurs sont soulagés pour leur avenir.

[Mise à jour : la laiterie a été placé en redressement judiciaire, sa liquidation a été prononcé le 27 avril 2026]

« Nous avons présenté notre coopérative et notre savoir-faire à la coopérative C’est qui le patron ? ! (CQLP) en janvier 2024. L’objectif était de trouver un contrat durable pour saturer notre outil et diluer les coûts de fabrication, nous avions besoin de passer de 200 à 240 tonnes de fromages produits, soit 2,4 millions de litres transformés », raconte David Hay, le nouveau président de la coopérative Lait bio du Maine. Un partenariat est conclu pour la production de raclette. « Après des années difficiles, pendant lesquelles les adhérents ont accepté des baisses de prix du lait pour sauver notre outil, nous avions de bonnes perspectives, la possibilité d’enfin rémunérer correctement notre lait », apprécie David Hay.

Le cahier des charges de cette raclette au lait cru bio et de foin est construit avec les consommateurs adhérents de CQLP. Producteurs et consommateurs fixent un prix acceptable par les deux parties. Le plateau de 400 g sera vendu à 9,88 €, ce qui permettra une rémunération des producteurs de 590 €/1 000 litres.

Un partenariat durable

Mais durant l’été 2024, un accident sanitaire oblige la fromagerie à un rappel de produits et à une fermeture de cinq semaines. « Nous avons perdu quelques clients et nous n’avions pas assez de stocks pour fournir une quantité suffisante pour débuter la commercialisation de la raclette dans de bonnes conditions », se souvient David Hay. Malgré ces difficultés, CQLP ne remet pas en cause son engagement et accepte de reporter le lancement de son nouveau produit. Cette période difficile est, heureusement, close : depuis début octobre, la raclette CQLP est enfin dans les rayons des magasins Carrefour et Franprix. « Nous sommes soulagés, ne cache pas David Hay. Si CQLP n’était pas resté à nos côtés, si Carrefour et Franprix n’avaient pas référencé notre raclette, je ne sais pas ce qui serait arrivé à notre coopérative, aux 26 fermes, aux 22 salariés. » Ce partenariat durable autour d’un produit à la valeur ajoutée donne à la coopérative Lait bio du Maine une visibilité qui lui a permis d’investir dans une trancheuse, une nouvelle cave d’affinage. « Nous sommes plus sereins pour notre avenir, apprécie David Hay. La raclette, qui est dans le top 3 des fromages les plus consommés en France, a un potentiel intéressant. En parallèle, nous allons continuer le développement régional pour les fromages sous notre marque “Fromagerie d’Entrammes”. »

Pour aller plus loin : C’est qui le patron ? ! paye-t-il vraiment mieux les producteurs ?

Divers fromages valorisent le lait de foin bio

Depuis 2010, la coopérative Lait bio du Maine produit des fromages à pâte pressée non cuite dans sa fromagerie d’Entrammes, en Mayenne. Dans 26 exploitations, qui font vivre 32 familles, elle collecte du lait bio, certifié Lait de foin, une spécialité traditionnelle garantie (STG). Les troupeaux sont nourris à l’herbe, fraîche ou en foin, sans aliments fermentés. « Il y a cinq ans, nous avons diversifié nos productions avec de la raclette, travaillée à façon pour un client. Cela représentait 40 % de nos fabrications mais c’était un contrat de moyen terme », retrace David Hay.

Les plus lus

<em class="placeholder">Laurence, Christophe et Matthieu Debreuilly et leur conseillère Caroline Tostain</em>
« Avec notre passerelle, nos vaches traversent la route en sécurité », dans la Manche

Le Gaec Debreuilly dans la Manche dispose depuis l’été 2025 d’un pont pour que les vaches puissent traverser une route…

<em class="placeholder">Gilles Onillon, éleveur laitier, dans une prairie avec ses vaches Jersiaises</em>
« La fétuque élevée repart toujours après une période de chaud », dans le Maine-et-Loire

Le Gaec de la Jutière, dans le Maine-et-Loire, intègre de la fétuque élevée méditerranéenne dans son mélange prairial. Cette…

<em class="placeholder">éleveur qui lit son contrat</em>
Contrat : que risque un producteur agricole qui ne livre pas volontairement les quantités prévues ?

Les cours grimpent et le prix de votre contrat de vente ne suit pas. Vous aimeriez saisir l’opportunité et vendre une partie…

<em class="placeholder">John Plard, éleveur laitier</em>
« J’aurais dû anticiper l’explosion des cellules au robot de traite », dans la Sarthe
L’EARL Plard dans la Sarthe n’avait pas de problème de cellules avant le passage au robot de traite. Pourtant, l’élevage a dû…
<em class="placeholder">Jérémy Amans, éleveur laitier</em>
« J’ai investi dans un robot de traite reconditionné pour 30 vaches », dans l’Aveyron

Installé seul, Jérémy Amans a fait le choix de l’automatisation de la traite et du raclage, ainsi que de la délégation de la…

<em class="placeholder">vaches laitères issues de multiples croisement - 4500 litres en monotraite - veau de quelques jours sous la mère </em>
Ils groupent leurs vêlages pour plus de confort de travail et moins de charge d’alimentation

Quatre éleveurs témoignent d'une diversité de pratiques derrière la stratégie de vêlages groupés. Plutôt adopté dans les…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière