Aller au contenu principal

Raclette : « Si C'est qui le patron ?! n’était pas resté à nos côtés, je ne sais pas ce qui serait arrivé à notre coopérative Lait bio du Maine »

Des difficultés commerciales et un incident sanitaire avaient fragilisé la coopérative Lait bio du Maine, en Mayenne. Grâce au soutien de C’est qui le patron ? !, qui lui a délégué la production de sa nouvelle raclette, les producteurs sont soulagés pour leur avenir.

« Nous avons présenté notre coopérative et notre savoir-faire à la coopérative C’est qui le patron ? ! (CQLP) en janvier 2024. L’objectif était de trouver un contrat durable pour saturer notre outil et diluer les coûts de fabrication, nous avions besoin de passer de 200 à 240 tonnes de fromages produits, soit 2,4 millions de litres transformés », raconte David Hay, le nouveau président de la coopérative Lait bio du Maine. Un partenariat est conclu pour la production de raclette. « Après des années difficiles, pendant lesquelles les adhérents ont accepté des baisses de prix du lait pour sauver notre outil, nous avions de bonnes perspectives, la possibilité d’enfin rémunérer correctement notre lait », apprécie David Hay.

Le cahier des charges de cette raclette au lait cru bio et de foin est construit avec les consommateurs adhérents de CQLP. Producteurs et consommateurs fixent un prix acceptable par les deux parties. Le plateau de 400 g sera vendu à 9,88 €, ce qui permettra une rémunération des producteurs de 590 €/1 000 litres.

Un partenariat durable

Mais durant l’été 2024, un accident sanitaire oblige la fromagerie à un rappel de produits et à une fermeture de cinq semaines. « Nous avons perdu quelques clients et nous n’avions pas assez de stocks pour fournir une quantité suffisante pour débuter la commercialisation de la raclette dans de bonnes conditions », se souvient David Hay. Malgré ces difficultés, CQLP ne remet pas en cause son engagement et accepte de reporter le lancement de son nouveau produit. Cette période difficile est, heureusement, close : depuis début octobre, la raclette CQLP est enfin dans les rayons des magasins Carrefour et Franprix. « Nous sommes soulagés, ne cache pas David Hay. Si CQLP n’était pas resté à nos côtés, si Carrefour et Franprix n’avaient pas référencé notre raclette, je ne sais pas ce qui serait arrivé à notre coopérative, aux 26 fermes, aux 22 salariés. » Ce partenariat durable autour d’un produit à la valeur ajoutée donne à la coopérative Lait bio du Maine une visibilité qui lui a permis d’investir dans une trancheuse, une nouvelle cave d’affinage. « Nous sommes plus sereins pour notre avenir, apprécie David Hay. La raclette, qui est dans le top 3 des fromages les plus consommés en France, a un potentiel intéressant. En parallèle, nous allons continuer le développement régional pour les fromages sous notre marque “Fromagerie d’Entrammes”. »

Divers fromages valorisent le lait de foin bio

Depuis 2010, la coopérative Lait bio du Maine produit des fromages à pâte pressée non cuite dans sa fromagerie d’Entrammes, en Mayenne. Dans 26 exploitations, qui font vivre 32 familles, elle collecte du lait bio, certifié Lait de foin, une spécialité traditionnelle garantie (STG). Les troupeaux sont nourris à l’herbe, fraîche ou en foin, sans aliments fermentés. « Il y a cinq ans, nous avons diversifié nos productions avec de la raclette, travaillée à façon pour un client. Cela représentait 40 % de nos fabrications mais c’était un contrat de moyen terme », retrace David Hay.

Les plus lus

<em class="placeholder">« Pour bâtir notre système, nous avons beaucoup investi. Cela a été un sacrifice mais la moitié des emprunts s’arrêtent dans trois ans », confient Pascale et Pascal ...</em>
« Nous ne produisons pas plus de lait que ce que notre surface en herbe peut donner », dans les Ardennes

À l’EARL des Quatre Pâquis, dans les Ardennes, Pascal et Pascale Colson misent tout sur l’herbe, que ce soit pour l’…

<em class="placeholder">Éleveurs et leur conseiller devant les robots de traite</em>
« Nous avons habitué nos vaches aux robots grâce au DAC, dix jours avant la mise en route », en Meurthe-et-Moselle

Au Gaec du Pavillon, en Meurthe-et-Moselle, pour faciliter la mise en route et la fréquentation des robots, les éleveurs ont…

<em class="placeholder">Au Gaec de la Dame de Haye, toutes les générations sont représentées. De gauche à droite : Steve Jouquelet, Johann Vévert, Paul Comte, Aymeric Caron, Pascal Ebel, ...</em>
« La convivialité, c’est primordial pour la cohésion d'équipe de notre Gaec », en Meurthe-et-Moselle

Au Gaec de la Dame de Haye en Meurthe-et-Moselle, la cohésion de l’équipe de neuf personnes est une priorité pour les cinq…

<em class="placeholder">Vaches prim&#039;Holstein en attente devant les robots de traite en batch milking</em>
« Le batch milking nous permet une bonne gestion de la main-d’œuvre salariée », dans les Yvelines

La Ferme de la Tremblaye dans les Yvelines a opté pour le batch milking pour la traite de ses 220 vaches…

<em class="placeholder">troupeau de vaches laitières à la traite </em>
Une collecte de lait de vache et un prix du lait au sommet en 2025, avant un retournement en 2026

En France, l’année 2025 a été marquée par une collecte et un prix du lait en hausse comparé à 2024. Décembre amorçait un repli…

<em class="placeholder">Les trois associés du Gaec de Vernoux</em>
« Nous apportons de la paille broyée dans la ration de nos laitières pour la fibre efficace », dans le Maine-et-Loire

Au Gaec Vernoux, de nouveaux critères d’analyse des fourrages mesurant la part de fibres efficaces ont amené les associés à…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière