Aller au contenu principal

La collecte laitière des principaux exportateurs mondiaux en très légère baisse

L’Union européenne augmente très légèrement ses volumes de lait de vache collecté depuis février. A contrario, les États-Unis et la Nouvelle-Zélande sont en retrait depuis plusieurs mois.

Très gros troupeaux. Production laitière.
Depuis le début de l'année, la collecte américaine recule de 0,3% comparé à 2023, en lien avec une baisse du nombre de vaches.
© A. Pflimlin

En mai, les six principaux exportateurs mondiaux de produits laitiers ont vu leur collecte de lait totale « stable à - 67 000 tonnes » comparé à mai 2023, calcule l’Institut de l’élevage. Une tendance à la baisse qui se poursuit depuis l’automne 2023.

Pourtant, la Biélorussie et l’Australie sont sur des dynamiques positives depuis plusieurs mois. Et l’Union européenne affiche une collecte en légère hausse en mai 2024 : + 0,7 % par rapport à mai 2023. C’est le quatrième mois de hausse consécutive. Sur janvier-mai 2024, la collecte a ainsi progressé de près de 1 %, selon les données collectées par Clal.

Des hauts et des bas dans l’Union européenne

Sur janvier-mai 2024, les dynamiques de collecte sont divergentes selon les pays européens. La progression en Pologne est importante (+ 5 % sur janvier-mai 2024 comparé à la même période 2023) quand l’Irlande dégringole de -5,9 %. La collecte baisse également aux Pays Bas (-1,3 %). Elle progresse en Belgique, France, Italie et Espagne. En Allemagne et au Danemark, la collecte est stable.

Diminution de cheptel aux États-Unis

La collecte baisse aux États-Unis de 0,9 % en mai par rapport à mai 2023. Depuis le début de l’année, la collecte américaine recule de 0,3 % (comparé à la même période 2023), en lien avec une diminution du cheptel de vaches laitières. Et ce, malgré la hausse de la marge sur coût alimentaire, tirée par un prix du lait en hausse. Ramené en euros, le prix moyen atteindrait 462 euros les 1000 litres en mai.

La collecte de la Nouvelle-Zélande diminue de 6,2 % en mai. C’est le troisième mois de recul consécutif. Et sur la campagne 2023/2024 (de juin à juin), la baisse est de -1,7 % comparé à la campagne précédente.

Enfin, la collecte de l’Argentine chute lourdement depuis plusieurs mois : -13 % en janvier, -11 % en mai. En cause : trois années de sécheresse et un contexte économique défavorable.

Les plus lus

<em class="placeholder">Bovins lait / sécheresse / prairie desséchée / troupeau laitier au pâturage en Poitou-Charentes</em>
Assurance prairies : « Tous les hectares de prairies, assurés ou non, peuvent bénéficier d’une indemnité en cas de pertes de rendement de plus de 30 % »

Face à un épisode de sécheresse qui continue de s’étirer dans le temps sur la majeure partie de la France, les pertes de…

<em class="placeholder">ragondin</em>
Avortement de génisse au pré : quand les ragondins entrent dans l’enquête
Chez les bovins, la leptospirose cause des troubles de la reproduction, notamment des avortements dans la seconde moitié de…
<em class="placeholder">David Cartron dans une parcelle de maïs impactée par la sécheresse</em>
Sécheresse : « La priorité, c’est de trouver du maïs et de préparer les stocks 2027 », en Vendée

En Vendée, la sécheresse et les périodes de canicule ont fortement impacté la constitution des stocks de fourrage. Pour tenir,…

Deux cas d'orthobunyavirus formellement détectés en Normandie

Jusqu'à présent principalement identifié dans l'Est de la France ainsi qu'en Suisse et en Allemagne, l'orthobunyavirus vient d…

<em class="placeholder">Les quatre associés du Gaec de la Verne dans la stabulation</em>
Dérobées : « Avec l’association ray-grass et légumineuses couplée aux méteils, nos silos d’herbe sont remplis pour toute l’année dès le printemps », en Saône-et-Loire

Le Gaec de la Verne, en Saône-et-Loire, récolte depuis vingt ans des dérobées avant maïs pour sécuriser le stock d’herbe. Des…

<em class="placeholder">De gauche à droite : Florian et Stéphanie Morel avec Emmanuelle et Ludovic Billard.</em>
Congés : « Nous nous aidons entre éleveurs voisins et nous dégageons un week-end sur deux de repos et au moins quinze jours de vacances par an » dans les Côtes-d’Armor
Dans les Côtes-d’Armor, Emmanuelle, Stéphanie, Florian et Ludovic s’entraident entre leurs deux fermes pour pouvoir se dégager un…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière