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Lait : Actualité agricole et agroalimentaire de la filière lait dédiée aux agriculteurs, éleveurs de vaches laitières.

Organiser le travail en grand troupeau

Julien Schmitt, Delphine Schmitt, Olivier Guth, Jean-Jacques Schmitt, Céline Guth, Christian Guth, Martine Guth, Florian Baltzer, Marc Guth... et Jules Denis.  © C. Pruilh

Dans les grands élevages laitiers, les questions d’organisation du travail et les relations humaines sont deux enjeux majeurs. La qualité de vie, la transmissibilité et la pérennité de ces structures en dépend.

 

Les troupeaux s’agrandissent rapidement et les tensions sur le travail sont croissantes. Le nombre d’élevages de 25 à 50 vaches diminue de 12 % par an depuis 2010, et ils disparaissent du paysage laitier en zone de plaine. En parallèle, les troupeaux de plus de 100 vaches progressent. En 2018, ces derniers représentaient 15 % des exploitations laitières, soit 8 400 élevages détenant 31 % des vaches laitières. Et cette tendance devrait se poursuivre à l’avenir. Les projections de l’Institut de l’élevage tablent sur 11 000 élevages de plus de 100 vaches (soit 30 % des exploitations laitières) à l’horizon 2035, dont 4 100 de plus de 150 vaches.

Face à cette mutation, ces éleveurs sont confrontés à des choix stratégiques : association, embauche, robotisation, délégation, spécialisation… Plus qu’avant, ils recherchent un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et privée, et aspirent à davantage de temps libre. L'agrandissement des structures s'est accompagné d'une progression de la productivité de la main-d’œuvre, mais toutefois moins que dans les pays du Nord de l’Europe.

Aujourd’hui, différentes formes d’organisation du travail coexistent. Depuis 2000, on assiste à une réduction du nombre de Gaec de transmission au profit d’associations non familiales et d’exploitations individuelles avec salariés permanents. Si ce modèle de type managérial (un chef d’exploitation avec des salariés) est encore émergeant en France, il domine ailleurs en Europe et nécessite des compétences spécifiques liées à la fonction d’employeur.

Qu’il soit composé de salariés ou d’associés, un grand collectif apporte plus de souplesse et de possibilité pour organiser le travail et se libérer… mais suppose aussi de travailler le relationnel. Il n’y a pas de chemin tout tracé. À chacun de trouver le fonctionnement adéquat. Vous trouverez dans ce dossier des idées qui pourront vous inspirer.

 

Au sommaire de ce dossier

C'est dans les grands élevages menés par un petit collectif (environ deux personnes) que les exploitants se disent les moins satisfait de leurs conditions de travail. © E. Bignon
Fait-il bon travailler dans les grands troupeaux ?
La perception des conditions de travail et de la qualité de vie diffère selon le type de collectif de main-d’œuvre.
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Traite des vaches et alimentation : « les robots ont un rôle majeur dans notre organisation »
Au Gaec de la Basfeuille, dans la Manche, les associés ont acheté trois robots de traite et un robot d’alimentation pour produire 1,8 million de litre
Julien Schmitt, Delphine Schmitt, Olivier Guth, Jean-Jacques Schmitt, Céline Guth, Christian Guth, Martine Guth, Florian Baltzer, Marc Guth... et Jules Denis.  © C. Pruilh
« Un gros Gaec pour la qualité de vie »
Au Gaec de la Moder, dans le Bas-Rhin, le travail est organisé pour que chacun puisse bien vivre son métier. 
Vignette
A la ferme des 1000 vaches :"La gestion des hommes est au cœur de notre fonctionnement »
La ferme des 1 000 vaches, dans la Somme, fonctionne sur un modèle basé à 100 % sur le salariat.
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