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France, USA, Nouvelle-Zélande
Divergence croissante du prix du lait de trois bassins

Entre la France, les États-Unis et la Nouvelle-Zélande, les écarts de prix du lait se sont creusés depuis l'été 2018 pour atteindre des records en août dernier.

Graphique écart prix du lait France, USA et Nouvelle-Zélande
© Réussir d'après l'Institut de l'élevage

Jusqu'où montera le prix du lait moyen américain ? Il a atteint un sommet à 412 dollars la tonne, soit environ 375 euros les 1000 litres, en lien avec une bonne valorisation des fromages. "Le prix du cheddar a un impact important sur le prix du lait moyen américain. Les Américains ont pour habitude de gérer le marché laitier avec l'aide alimentaire, ce qu'ils ont peut-être fait pour soutenir le prix du lait", suppose Frédéric Courleux, d'Agriculture et stratégie. Du coup, la marge sur coût alimentaire continue d'augmenter en août, "ce qui devrait stimuler la production pour l'instant stationnaire", estime l'Institut de l'élevage.

Prix français supérieur au prix allemand

Le prix français était à 360 euros les 1000 litres en août (prix standard 38-32 toutes filières confondues y compris bio et AOP). "Il s'est apprécié de 19 euros depuis mai et demeure supérieur à son niveau de l'année dernière (+ 3%) à pareille époque", rappelle l'Institut de l'élevage. Le prix allemand, plus sensible aux valorisations des commodités était à 309 euros, en deçà du prix d'août 2018 (- 2%). En prix de base du lait conventionnel, l'écart est moindre : 340,40 euros en France et 319,57 euros en Allemagne pour le mois de juillet.

La grande coopérative néozélandaise Fonterra maintenait en septembre dernier une prévision de prix dans une fourchette large pour la campagne 2019-2020, entre 6,25 et 7,25 dollars néozélandais par kilo de matière sèche, compte tenu des incertitudes des marchés laitiers. "Fonterra pronostique une collecte plutôt stable pour cette campagne en lien avec la nouvelle réglementation environnementale appliquée en Nouvelle-Zélande, très contraignante. D'autre part, la mauvaise situation financière de Fonterra (pas de rémunération des parts sociales) et le faible prix du lait ne permettent pas aux producteurs d'être optimistes", analyse Gérard Calbrix, d'Atla.

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