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Des index plus personnalisés grâce aux bactéries

Christophe Audebert, Gènes Diffusion. « L’analyse du microbiote permettra d’ici deux à trois ans de moduler les index production des taureaux Holstein en fonction de la typologie des élevages. »
© S. Tricart/Gènes Diffusion

Gènes Diffusion compte sur l’analyse du microbiote (essentiellement des bactéries) récupéré dans les bouses des vaches, pour moduler la valeur des index de production (lait, taux, cellules) des taureaux. Ce projet ambitieux s’appuie sur le fait que même avec des index fiables, l’impact d’un taureau sur sa descendance varie en fonction de l’environnement propre à chaque élevage (alimentation, stress thermique…). Par exemple, les filles d’un taureau indexé à + 800 kg en lait auront en moyenne un potentiel génétique amélioré de + 400 kg par rapport à celles d’un taureau indexé à 0 kg. Mais, dans certains élevages le progrès en lait sera beaucoup plus marqué alors que dans d’autres il sera plutôt décevant. « Le progrès génétique dépend du patrimoine génétique, de l’environnement et de l’interaction entre les deux. L’impact de l’environnement est plutôt bien connu. En revanche, il est plus difficile d’évaluer avec précision l’impact de l’interaction entre le patrimoine génétique et l’environnement », explique Christophe Audebert, le responsable scientifique de Gènes Diffusion. Les premières applications sont attendues d’ici deux à trois ans. Elles concerneront dans un premier temps les taureaux de race Holstein. Les conditions environnementales variant d’une année sur l’autre, les analyses des microbiotes devront être partiellement renouvelées tous les ans pour réajuster si nécessaire les modulations des index.

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