Les cours du colza sur Euronext et le marché physique français ont nettement rebondi entre les séances du 23 et du 24 mars, suivant la progression de ceux du canola canadien à Winnipeg. Des achats techniques ont été rapportés sur les différents marchés à terme, justifiant la hausse observée. Enfin, l'absence d'huile de tournesol sur la scène internationale, du fait de la guerre en Ukraine, incite les opérateurs à se tourner vers d'autres produits, dont l'huile de colza.
Du côté du pétrole, les prix étaient en légère baisse, les Occidentaux étant divisés sur les sanctions à appliquer sur le pétrole russe.
Pression de récolte sur le soja
En soja, une certaine pression récolte justifie en partie la baisse des prix à Chicago, ainsi que des ventes techniques sur le marché à terme états-unien. Les coupes sont achevées aux deux-tiers au Brésil, selon divers analystes privés. Les ventes extérieures états-uniennes de graines de soja se sont révélées, la semaine passée, inférieures aux attentes du marché, renforçant la baisse des prix.
L’USDA a annoncé une vente de 318 200 t de graine de soja à destination inconnue, pour une livraison en 2021/2022, limitant la baisse des prix.
Les cours de l’huile de palme à Kuala Lumpur ont régressé en raison d’un marché qui s’attend à une baisse des exportations malaisiennes entre les vingt-cinq premiers jours de février et de mars.
En tournesol, les cotations sur le marché physique français ont flambé, dans le sillage du colza. La situation en Ukraine ne laisse de guère de place à l'optimisme concernant les disponibilités d'huile de tournesol sur la scène internationale.
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