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Elevage porcin
La région Haut-de-France en ordre de bataille pour lutter contre la peste porcine

La peste porcine africaine est présente en Belgique où elle sévit près de la frontière franco-belge. La région Hauts-de-France est donc potentiellement en première ligne face au risque de propagation de la PPA. Pour éviter le pire, les acteurs de la filière ont signé un pacte pour lutter de façon coordonnée contre le virus. Et le Conseil régional est prêt à débloquer 1 650 000 euros pour aider les élevages à mettre en place un plan de biosécurité.

Le premier cas d'infection par la peste porcine africaine en Belgique a été découvert sur sanglier sauvage le 13 septembre 2018.
© enache_NH / flickr

« La peste porcine sévit non loin de la frontière franco-belge depuis tout juste un an, » rappelle l’Action agricole picarde. Au total, « en Belgique, 824 cas ont été détectés ces douze derniers mois et l’abattage de gibiers s’est multiplié », précise le journal. Pour se protéger, la France a installé « 141 km de clôtures à sa frontière ». A ce jour, elle « semble toujours indemne ». Mais il faut éviter le « scénario catastrophe », commente Simon Playoult dans son article. « De par sa situation géographique, la région Hauts-de-France est potentiellement en première ligne face au risque de propagation de la PPA, ce qui pourrait avoir un impact économique négatif de grande ampleur sur l’activité porcine. » Les acteurs de la filière ont donc décidé de se mobiliser. Le 3 septembre, à la chambre d’agriculture de Saint-Laurent-Blangy dans le Pas-de-Calais, ils ont signé « un pacte les engageant à coordonner leurs efforts pour lutter contre le virus ».

Parallèlement à la signature de cette charte, « le conseil régional des Hauts-de-France a annoncé la mise en place d’un dispositif financier pour accompagner les exploitants agricoles dans leurs investissements en matière de biosécurité », informe l’Action agricole picarde. En effet « Un arrêté ministériel oblige tous les sites d’élevages porcins à but commercial à établir un plan de biosécurité détaillant l’organisation des bâtiments où sont élevés et où circulent les suidés d’ici le 1er janvier 2020 », explique Marie-Sophie Lesne, vice-présidente de la région des Hauts-de-France.

« Pour assister les professionnels dans leurs démarches, la Région va présenter un projet d’aide spécifique aux investissements lors de sa prochaine séance plénière, le 24 septembre. Si ce dispositif est acté par une majorité de votants dans l’hémicycle, il sera doté d’un budget de 1 650 000 €, » précise encore le journal. Soit entre 5 000 et 20 000 € d’aides (hors taxe) par exploitation concernée (environ 550).

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