La guerre au Moyen-Orient coûterait déjà 6 milliards d’euros à la France : Sébastien Lecornu anticipe des coupes budgétaires y compris pour le secteur agricole
Le Premier ministre a écrit à tous les ministres pour leur demander de se préparer à mettre en œuvre pour 4 milliards « de mesures supplémentaires de freinage de la dépense ». Le ministère de l’Agriculture ne serait pas épargné.
Le Premier ministre a écrit à tous les ministres pour leur demander de se préparer à mettre en œuvre pour 4 milliards « de mesures supplémentaires de freinage de la dépense ». Le ministère de l’Agriculture ne serait pas épargné.
Sébastien Lecornu a demandé ce 21 avril dans un courrier adressé à ses ministres de se préparer à mettre en œuvre pour 4 milliards de « mesures supplémentaires de freinage de la dépense ». Autrement dit d’arbitrer des coupes ou gels de dépenses à mettre en œuvre dès les semaines qui viennent. Auxquels s’ajoutent 2 milliards d’euros d’économies pour les dépenses sociales. Et ce, pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient estimé à 6 milliards d’euros pour la France (dont 3,6 milliards liés à la hausse de la charge de la dette du fait de l’évolution des taux d’emprunt, 1 milliard lié à la hausse de l’inflation et 1 milliard à « l’intensification des forces d’armées ») selon les chiffres annoncés ce 21 avril lors d’un comité d’alerte des finances publiques.
Réuni ce matin à Bercy avec @RolandLescure, @JPFarandou, @stephanie_rist et @FrancoiseGatel : le Comité d'alerte des finances publiques a fait toute la transparence sur l'impact de la guerre sur nos finances. Voici les chiffres.👇
— David Amiel (@Amiel_David_) April 21, 2026
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Bercy affirme que la hausse du prix des carburants n’enrichit pas l’Etat
Bercy affirme que pour l’heure la crise « n’enrichit pas l’Etat ». Si les différentes taxes sur les carburants ont généré une recette fiscale supplémentaire à date de 170 millions, seuls 80 millions d’euros reviennent à l’Etat, le reste allant aux collectivités explique-t-on au ministère de l’Economie. « Soit des recettes fiscales deux fois inférieures aux aides mises en place par l’Etat face à la hausse des prix du carburant de 150 millions d’euros », indique le ministère des comptes publics.
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Tous les ministères appelés à faire des efforts, y compris l’Agriculture
Pour l’heure tous les ministères sont appelés à prévoir des gels ou coupes dans leurs dépenses. « L’effort devrait être large » indique Bercy. Le ministère de l’Agriculture ne serait donc pas épargné. Pour rappel tel que voté cet hiver, le budget de l'Etat 2026 incluait déjà une baisse de 200 millions d’euros (M€) pour la mission Afaar (agriculture, forêt, ruralité), à 3,8 milliards d’euros (Md€). Par ailleurs certaines mesures d’aides aux agriculteurs face à la hausse du GNR ont depuis été prises sur le budget du ministère de l’agriculture. Il s’agit notamment de la suppression du droit d’accise sur le GNR agricole pour le mois d'avril d’une enveloppe estimée à 14 millions d’euros.
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GNR : de nouvelles aides pour les agriculteurs bientôt annoncées ?
En parallèle, le gouvernement réfléchit à de nouvelles mesures pour « soutenir » les secteurs d’activité touchés par la hausse des carburants. Une réunion interministérielle se tient ce 21 avril après-midi sur l’énergie. A l’issue de cette réunion, Sébastien Lecornu pourrait annoncer de nouvelles aides pour les secteurs les plus touchés comme les agriculteurs, les pêcheurs ou les transporteurs routiers.
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