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La filière bio prend conscience de la vie laborieuse de ses agricultrices

© Patrick Cronenberger

Pourquoi les agricultrices installées en bio sont-elles moins représentées que leurs homologues masculins à la tête des instances syndicales ?  Réponse : en raison de leur « double journée de travail ». C’est ce qui ressort d’une enquête menée en 2018 par la Fnab, la Fédération de l’agriculture bio, en partenariat avec l’Agence Bio, auprès de 2500 productrices.

Les agricultrices bio ne sont, le plus souvent, pas issues du monde agricole. Elles sont plutôt jeunes et diplômées mais côté répartition du boulot, elles s’occupent, en « grande majorité », des tâches perçues comme plus féminines. Le travail administratif, dont 80 % des femmes interrogées déclarent se charger, mais aussi la vente ou les soins aux animaux. Après ces journées bien remplies, un peu de repos serait bien mérité. Que nenni. Madame n’a guère le loisir d’y songer. Car selon l’étude, les agricultrices bio « héritent beaucoup plus que les autres françaises des corvées ménagères ».  66 % de celles qui sont en couple déclarent s'occuper « de la totalité ou presque » de ces tâches domestiques.

Pas étonnant donc qu’elles citent à 64 % le manque de temps comme principal frein à l’engagement.

Au sein de la Fnab, ces résultats ont surpris et permis une prise de conscience.

La filière a tracé des axes de travail pour parvenir à une « parité dans la gouvernance » des différents groupes syndicaux. La volonté est bien de renforcer la place des femmes dans l’agriculture biologique, voire dans d’autres réseaux.

L’ensemble des résultats de l’étude sont à retrouver sur le site de la Fnab.

Lire aussi, dans Libération : « L’égalité Femmes-Hommes : une priorité pour les agricult.rices.eurs bio ! » . Et dans Campagnes et Environnement : « La parité, une question aussi pour l’agriculture biologique ».

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