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La distribution cultive sa relation avec l'agriculture

L'agriculture, verticale ou horizontale, est entrée par la petite porte dans la grande distribution. Pour une relation durable.

Le timing est un peu audacieux car la poudre de lait a couvert d’opprobre ces derniers jours la grande distribution. Mais ne parlons pas de ce qui fâche. La chaîne qui sait « positiver » a d’autres sujets de communication. Au travers d’un communiqué de sa fondation daté du 3 janvier, Carrefour réaffirme son soutien à l’agriculture urbaine. Le distributeur voit en cette « tendance forte » ces dernières années « une alternative écologique partielle aux besoins alimentaires des citadins ». Des initiatives qui peuvent aussi contribuer « au mieux-vivre social dans la ville ».

Participant à cette vaste entreprise, le groupe s’est lancé en 2017 dans l’ouverture de potagers urbains à proximité de ses magasins. Créé en partenariat avec la start-up Agripolis, un potager vertical a même vu le jour sur le site du premier hypermarché créé en France, à Sainte-Geneviève-des-Bois.

Mais alors que Carrefour met le paquet sur l’agriculture urbaine, le groupe va, semble-t-il, délaisser les allées du Salon de l’agriculture 2018. Il ne figure pas dans la liste des exposants.

L’information est confirmée par le groupe Lidl qui, dans un communiqué du 11 janvier, annonce qu’il sera « la seule enseigne de grande distribution présente au Salon international de l’agriculture 2018 ». Une manière de réaffirmer « son engagement auprès des agriculteurs français et du made in France ». Dans son communiqué, le groupe rappelle aussi qu’il « développe depuis 2016 des contrats tripartites avec les éleveurs laitiers, bovins, porcins pour une plus juste rémunération ».

La contractualisation. Travailler main dans la main avec les agriculteurs. Toutes les enseignes mettent la démarche en avant. Pourtant les Etats généraux de l’alimentation ont montré que le sujet du juste prix n’est pas si rose que le jambon dans les rayons de supermarché.

L’important, c’est que l’agriculture soit désormais entrée dans la distribution. Les deux sont durablement en relation économique. Les choses bougent. Et maintenant les distributeurs savent planter les choux…

Voir aussi article du 28 avril 2017.

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