Aller au contenu principal

« J’apprendrai toute ma vie sur la production ovine »

Lucas Perrin, hors cadre familial et désintéressé de la filière générale, a fait le pari de s’orienter vers le monde agricole et tout particulièrement l’élevage ovin.

Lucas Perrin en compagnie de Max et Tom, ses chiens de berger.
Lucas Perrin en compagnie de Max et Tom, ses chiens de berger.
© DR

La filière générale était trop théorique pour moi. C’est la raison pour laquelle au lycée, je me suis demandé ce qui pouvait m’intéresser. J’ai alors décidé de m’orienter dans la filière agricole, en BAC Science technologique de l’agronomie et du vivant que j’ai obtenu à Château-Salins, en Moselle. Par la suite, j’ai réalisé un BTSA Productions animales validé à Dannemarie-sur-Crête, dans le Doubs. J’ai eu un véritable coup de cœur pour l’élevage ovin lors des stages que j’ai effectués pendant mon BTSA.

Rigueur et polyvalence

C’est alors, que naturellement une fois ce diplôme en poche, j’ai continué ma formation agricole en Certificat de spécialisation en élevage ovin allaitant dans les Vosges, au CFA de Mirecourt, en apprentissage chez un éleveur transhumant situé dans la Meuse. Cette première expérience en élevage de moutons a été très enrichissante malgré les difficultés que j’ai pu rencontrer. J’ai développé un sens de la rigueur et de la polyvalence que je peux mettre à contribution auprès des éleveurs.

Avoir la satisfaction de se sentir utile

Aujourd’hui, je suis salarié au service de remplacement. Ce statut, temporaire pour moi, est tout de même une véritable opportunité. Grâce à la découverte de plusieurs exploitations et de diverses méthodes de travail, je sais par avance que j’en apprendrai toute ma vie. En effet, j’ai eu la chance d’explorer plusieurs systèmes d’exploitation en élevage ovin : système plein air, transhumant, bergerie, mixte… C’est un rythme de vie qui me convient totalement car il me permet de jumeler de manière équilibrée ma vie professionnelle et ma vie personnelle. J’ai une vision moderne de la répartition du temps de travail dans le monde agricole. En effet, ne pas travailler le dimanche ne fait pas de toi une personne moins motivée ou moins passionnée. Juste une personne qui s’organise différemment dans le but de satisfaire au mieux les besoins des exploitants. Selon moi, il n’y a pas de sentiments plus fort que la satisfaction de se sentir utile.

À l’avenir, grâce aux diverses connaissances et expériences acquises, je souhaiterais être indépendant et créer une entreprise agricole de prestations de service dans le milieu ovin. Cette entité serait génératrice d’offres d’emploi et permettrait de répondre de manière plus précise aux diverses demandes des chefs d’exploitation.

Proposer une offre globale destinée uniquement aux éleveurs de moutons

La main-d’œuvre expérimentée étant limitée, Lucas Perrin a réfléchi à la mise en place d’un système permettant de répondre aux besoins des exploitations. Ceux-ci vont des chantiers de tonte ou de parage des brebis aux besoins de remplacement de l’exploitant en passant par l’accroissement d’activité ressenti notamment durant les périodes d’agnelage. Lucas Perrin, à travers le développement de son activité, souhaite que tout le monde soit gagnant. Sarah, une chef d’exploitation qui emploie actuellement Lucas, témoigne : « C’est une personne qui ramène de l’énergie, des idées nouvelles, du peps ! Lucas est comme cela dans sa personnalité ».

Les plus lus

Trois loups
Déclassement du loup : « une douche froide » pour la FNO
Le statut du loup est passé d’espèce « strictement protégée » à « protégée » au niveau européen. Afin de…
En Dordogne, « nous produisons 1 800 agneaux par an en baissant la mortalité »
Les associés du Gaec de Vialette, en Dordogne, produisent des agneaux toute l’année grâce au désaisonnement lumineux. Néanmoins,…
<em class="placeholder">Gaec Bagaya</em>
« J’ai atteint mon objectif de 200 litres par brebis manech tête noire »
Grâce à une maîtrise de la fertilité de son troupeau de manech tête noire, le Gaec Bagaya s’approche des coûts de production de l…
Une éleveuse se tient devant le Mont-Saint-Michel
« Je vois chaque jour le Mont-Saint-Michel » : Claire est intermittente en élevage ovin
Titulaire d’un diplôme d’ingénieur en agronomie et passionnée de laine, Claire Bourgart a fait un certificat de spécialisation (…
Des brebis sont nourries au cornadis.
Agnelage : des rations aux petits oignons en fin de gestation
L’alimentation des brebis en fin de gestation a des répercussions directes sur la vigueur des agneaux à la naissance. Le travail…
<em class="placeholder">Brebis au pâturage avec des vaches allaitantes</em>
Pourquoi faire pâturer ses brebis sur des surfaces bovines l’hiver ?
D’après une étude conduite par l’Institut de l’élevage, le pâturage hivernal des ovins sur les parcelles bovines est un véritable…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Pâtre
Consultez les revues Réussir Pâtre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Pâtre