Installation : « J'ai pris un an de réflexion pour bâtir mon projet et m'installer dans de bonnes conditions sur l'exploitation familiale en Vendée »
Antonin Ayrault s’est installé sur la ferme familiale à Rives-d’Autise, en Vendée, le 1er janvier 2026. Il retrace son parcours avec la banque pour financer son projet.
Un an de travail et de formation pour bâtir son projet d'installation dans les meilleures conditions sur l’exploitation familiale, à Rives-d’Autise, en Vendée. C’est le temps qu’il a fallu à Antonin Ayrault, 24 ans, avant de rejoindre sa mère, son oncle et son cousin au sein du Gaec au 1er janvier 2026. « J’aurais pu m’installer début 2025, mais je sortais d’école, je ne me sentais pas encore prêt », relate le jeune agriculteur, titulaire d’un BTS Acse, conscient alors des nombreuses étapes qui l'attendent avant de pouvoir s'installer. Pour reprendre les parts sociales de son père à l’occasion de son départ en retraite, le financement bancaire a constitué une étape incontournable.
En janvier 2025, en parallèle de son parcours à l’installation et de l’élaboration de son plan de professionnalisation personnalisé (3P) avec la chambre d’agriculture Pays de la Loire, il a travaillé son projet avec le Crédit agricole Atlantique Vendée, déjà partenaire de l’exploitation Coussot-Ayrault.
Un business plan travaillé durant le parcours à l'installation
Avant de rentrer dans le dur des données économiques, une première rencontre avec la conseillère bancaire habituelle de l’exploitation a eu lieu. « J’ai pu présenter mon projet dans sa globalité avec la description de l’exploitation, l’organisation du travail, la réorientation de mon projet sur la partie grandes cultures, alors que j’étais, au départ, plutôt parti sur l’élevage », précise Antonin Ayrault. Il a également pris contact avec la coopérative Cavac pour connaître les aides possibles pour l’accompagner dans son projet.
C’est au cours de sa formation avec la chambre d’agriculture qu’Antonin Ayrault a élaboré son business plan. « À partir de l’historique et des références du secteur, nous avons travaillé sur les chiffres de rendements prévisionnels et de production laitière sur cinq ans, explique le jeune installé, l’objectif était que ça se rapproche le plus possible de la réalité. »
Fin mars 2025, une fois son dossier complet, il a de nouveau rencontré sa conseillère ainsi qu’une personne chargée des dossiers d’installation au Crédit agricole pour présenter le détail de ses chiffres. À l’issue du rendez-vous, seuls quelques ajustements à la marge ont été demandés à Antonin. Le montage pour financer l’installation (reprise de parts sociales et remboursement de compte courant d’associé) a mobilisé des outils classiques avec à la fois une aide familiale (donation de parts sociales) et de l’emprunt bancaire. Le schéma financier a aussi pris en compte le projet d’investissement dans deux robots de traite sur l’exploitation pour pallier le manque de main-d’œuvre. Le jeune agriculteur a ensuite renvoyé son dossier à la banque avec les modifications demandées. Après le passage du dossier en commission bancaire dédiée aux installations, il a reçu l'accord de financement début mai 2025.
La présentation du projet bancaire définitif s’est ensuite déroulée sur l’exploitation. « Ils avaient des offres intéressantes pour les jeunes, assure Antonin Ayrault. Ils ont aussi été rassurés par l’historique de l’exploitation et l’accompagnement familial. »