[Vidéo] Un lien direct entre santé des sols et qualité nutritionnelle des aliments démontré par la science
Des travaux de recherche menés depuis plus de vingt ans mettent en évidence un lien direct entre le mode de production des aliments, la vitalité des sols et leurs effets sur la santé humaine. Une relation aujourd’hui explorée de manière de plus en plus fine, du sol jusqu’à l’assiette. Pierre Weill, agronome et fondateur de la démarche Bleu Blanc Cœur, revient sur les recherches menées en la matière.
Des travaux de recherche menés depuis plus de vingt ans mettent en évidence un lien direct entre le mode de production des aliments, la vitalité des sols et leurs effets sur la santé humaine. Une relation aujourd’hui explorée de manière de plus en plus fine, du sol jusqu’à l’assiette. Pierre Weill, agronome et fondateur de la démarche Bleu Blanc Cœur, revient sur les recherches menées en la matière.
Dès les années 2000, une étude fondatrice de la démarche Bleu Blanc Coeur, conduite avec des médecins et des chercheurs de l’INRAE, a permis de poser les bases du lien entre santé des sols et qualité nutritionnelle des aliments. « La variable expérimentale était le mode de production des aliments », explique Pierre Weill, agronome et fondateur de Bleu Blanc Cœur, dans une vidéo réalisée lors de la journée TCS à Vandôme le 18 décembre.
Le mode de production des aliments influe sur leur qualité nutritionnelle
Dans le cadre de l’étude menée, les participants consommaient des repas strictement identiques, mais issus de modes de production différents. Les résultats ont montré des effets distincts sur leur bilan sanguin (bilan lipidique, glycémie) ou encore leur tour de taille.
Aujourd’hui, les recherches se poursuivent pour mieux comprendre le lien entre santé des sols, densité nutritionnelle des aliments et effets sur la santé humaine. Des essais ont notamment été menés sur la tomate. « Quand le sol est vivant, on retrouve dans la tomate des éléments qu’on sait analyser, qu’on sait mesurer », explique Pierre Weill. À l’inverse, ces composés ne sont pas retrouvés lorsque la plante pousse sur un support artificiel. Ces travaux ont permis d’identifier une véritable « signature biologique » avec un effet bénéfique sur la nutrition humaine, grâce notamment à une meilleure activité antioxydante. À cela s’ajoutent des qualités organoleptiques renforcées, avec « un meilleur goût et une meilleure densité sensorielle ».
Des travaux de recherche à venir en blé, orge ou encore lentille
Pour prouver le lien entre santé des sols et qualité des aliments, les chercheurs cherchent à dresser une vision la plus exhaustive possible de leur composition. Les méthodes mises en œuvre reposent sur des extractions chimiques « les plus douces possibles », afin de préserver un maximum de nutriments. Les échantillons sont ensuite analysés par chromatographie en couche mince, afin d’identifier ces signatures biologiques. « L’approche vise à objectiver, par la mesure scientifique, l’impact direct de la santé des sols sur la qualité nutritionnelle des aliments », assure Pierre Weill.
La tomate a servi de point de départ, car elle permettait une comparaison claire entre culture hors sol et sol vivant. Les recherches s’étendent désormais à d’autres productions. Des travaux sont en cours sur la pomme, et vont prochainement concerner le blé, l’orge ou encore les lentilles.