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[Vidéo] Pierre Weill, fondateur de Blanc Bleu Cœur « Ce qui est bien produit sur un sol sain est meilleur pour l’homme »

Diversité biologique des sols, fin de la monoculture, lien entre pratiques agricoles et qualité des aliments : pour Pierre Weill, fondateur de la démarche Bleu Blanc Cœur, la santé humaine commence dans celle des sols. Un message qu’il souhaite aujourd’hui rendre économiquement visible et mesurable.

« Un sol sain, c’est un sol où il y a un tas de populations différentes qui coopèrent. » Pour Pierre Weill, fondateur de la démarche Bleu Blanc Cœur, tout commence par cette vie souterraine, faite d’interactions entre plantes et micro-organismes. Il revient, dans cette vidéo réalisée à l’occasion de la journée TCS à Vendôme le 18 décembre 2025, sur le lien entre santé des plantes et santé humaine. Ainsi que sur l'enjeu d'améliorer la rémunération des agriculteurs en démontrant les vertus des pratiques culturales respectueuses des sols.

Une coopération efficace entre les champignons du sol et la plante

La plante, explique-t-il, fabrique des sucres grâce à la synthèse chlorophyllienne, qu’elle utilise ensuite pour nourrir les champignons du sol, capables d’accomplir des fonctions que la plante cultivée ne peut assurer seule.

Deux mots résument selon lui les fondements de la vie des sols : l’habitat et la nourriture. Un sol peu tassé, relevant de l’agriculture de régénération ou de l’agroécologie, constitue un environnement favorable au développement de la biodiversité. Pour y parvenir, il faut nourrir le sol. Cela passe par un sol toujours couvert, mais aussi par des apports de matière organique : fumier, paille, et par le lien entre cultures et élevage.

Démontrer la qualité des cultures conduites dans le respect du sol

Au-delà des pratiques agricoles, Pierre Weill revendique une mission : démontrer que « si c’est bien produit, ça va être meilleur pour l’homme ». Un enjeu qui dépasse l’agronomie pour toucher à l’économie et à la rémunération des agriculteurs. Selon lui, les consommateurs ne dépenseront pas davantage uniquement pour le climat. Acheter français ne suffit pas non plus à faire accepter des prix plus élevés reconnaît-il.

En revanche, si on peut démontrer et faire savoir que c’est meilleur pour la santé, avec des qualités nutritionnelles préservées, alors une autre voie s’ouvre. Une voie que Bleu Blanc Cœur entend continuer à tracer, du sol jusqu’à l’assiette.

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