Aller au contenu principal

Toujours des munitions dans les sols

Cent ans après la première guerre mondiale, la dizaine de sociétés françaises spécialisées dans la dépollution exhume encore plus ou moins 500 tonnes de munitions chaque année au fil des ventes de terrains et des projets de BTP. La pollution n’est pas que "métallique", mais aussi chimique, à l’image du très instable acide picrique utilisé dans les obus, qui se propage lors de leur décomposition. Comme les autres, les terrains agricoles sont concernés. À Muzeray, dans la Meuse, douze hectares vont ainsi bénéficier prochainement d’un plan de dépollution. Il faut dire qu’à l’été 2015, les agriculteurs de la commune et de deux autres voisines s’étaient vu interdire la vente de leur récolte pour cause de pollution chimique. Outre les champs de bataille, Muzeray a accueilli à l’après-guerre une usine de démantèlement de munitions chimiques de guerre. L’histoire semble se répéter puisque c’est à Bure, dans la Meuse également, que l’on veut enfouir les déchets nucléaires…

Le climat improvise

Qui a dit que le changement climatique ne pouvait pas faire rire ? C’est le défi qu’ont relevé mi-novembre à Paris les étudiants d’écoles d’enseignement supérieur agricole lors d’un match d’improvisation soutenu par le ministère de l’Agriculture. Gaspillage alimentaire, vie dans les sols, auxiliaires de cultures… Les sujets n’étaient pas simples. Mais le public a découvert en riant et en chansons, Gaspi, le roi de la déchetterie, ou la vie des vers de terre. Un beau « coup de théâtre » qui, sur un mode convivial, a permis de parler de sujets sensibles.

Le biocontrôle à l’eau

Si les produits et les techniques de biocontrôle peinent à se développer, le secteur sait mettre le paquet lorsqu’il s’agit de communiquer. Depuis novembre, le logo de Bioline AgroSciences, filiale d’InVivo spécialisée dans les biosolutions qui intègre les produits Biotop, fait ainsi tranquillement le tour du monde. La société sponsorise le skipper irlandais Enda O’Coineen pour l’édition 2016 du Vendée Globe, course de voile autour du monde en solitaire. À produits innovants, modes de communication différents ?

Arterris tente l’aventure

Branchés, urbains, connectés, Franck, Caro et Véro sont ce qui s’appelle des « influenceurs ». Arterris les a sélectionnés via un casting sur internet puis durant cinq jours début juillet, leur a déroulé le tapis rouge afin qu’ils comprennent mieux les métiers et le quotidien des agriculteurs. Au programme : dégustation de vins et produits du terroir, promenade à cheval, tour en bateau dans le port de Sète, ballade en hélico… Une web-série intitulée « La grande aventure » relate cette semaine pas ordinaire. Pas sûr que les trois bloggeurs aient réellement perçu le quotidien d’un agriculteur, mais l’idée a le mérite de l’originalité. À retrouver sur https ://fr-fr.facebook.com/arterris/

Le goût sans les calories

Moins de gras et de sucre mais autant de plaisir gustatif, ce serait donc possible. C’est ce que tend à démontrer le projet européen Terifiq coordonné par l’Inra, qui vise à réduire significativement les quantités de sodium, matières grasses et sucres dans les aliments grâce à la recherche et à l’innovation technologique. Ainsi, l’ajout de polymères de type inuline et l’emploi d’émulsions réduiraient les teneurs en matières grasses et en sucre des muffins et autres madeleines de respectivement 40 % et 25 %. Bonne nouvelle pour le système cardio-vasculaire…

Les plus lus

<em class="placeholder">Adolescent au volant d&#039;un tracteur </em>
Les enfants d’agriculteurs peuvent-ils donner un coup de main sur l’exploitation familiale en toute légalité ?

À partir de 16 ans, voire dans certains cas dès 14 ans, les enfants d’agriculteurs peuvent contribuer aux travaux de l’…

<em class="placeholder">Julien Bricquet devant son bâtiment d&#039;exploitation initialement construit sur un terrain appartenant à son père</em>
Bâtiment agricole : « On a construit sur sol d’autrui, sans être alertés et sans connaître les risques »

Comme beaucoup de sociétés agricoles familiales, le SCEA Bricquet et Fils, à Saint-Amand-sur-Fion (Marne) a construit un…

<em class="placeholder">Damien Beaujouan, agriculteur à Roches (Loir-et-Cher), &quot;Je laboure mes terres tous les trois ans en veillant à ne pas faire un travail trop profond, moins de 20 ...</em>
Maïs : « Le faux semis est le levier le plus efficace pour réduire la densité de ray-grass dans mes champs »

Agriculteur à Roches (Loir-et-Cher), Damien Beaujouan combine désherbage chimique et techniques agronomiques pour…

<em class="placeholder">Stockage des produits phytosanitaires.</em>
Produits phytosanitaires interdits : quelles sanctions en cas de présence sur l’exploitation ?

L’actualité récente, avec la perquisition d’une dizaine d’exploitations de Charente-Maritime pour recherche de produits…

<em class="placeholder">Marc Pottier, agriculteur bio à Remaucourt (Ardennes) et conseiller à la coopérative Probiolor,  &quot;La culture du soja peut avoir sa place sur des terres de craie. C’est ...</em>
Soja : « Une production sur des terres de craie très blanche des Ardennes a donné un rendement de 20 q/ha en sec »
Agriculteur bio à Remaucourt (Ardennes) et conseiller à la coopérative Probiolor, Marc Pottier cultive du soja régulièrement sur…
<em class="placeholder">Patrice Gourinchas, président de l’ASA du Bandiat et son fils Yann.</em>
Stockage de l’eau : « Une irrigation de 2000 m³/ha sur maïs coûte 620 € avec notre réserve de substitution en Dordogne »
Les deux réserves de substitution de l’ASA du Bandiat, entre Charente et Dordogne, ont permis le maintien d’ateliers…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures