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Taxe carbone sur les engrais et revenus en berne : que promet Annie Genevard aux filières grandes cultures ?

La ministre de l’agriculture a reçu en urgence des représentants de l’AGPB, de l’AGPM, de la CGB, de la FOP et de l’UNPT le 1er décembre. Elle a promis des aides nationales pour le secteur des grandes cultures.

Epandeur d'engrais dans un champ de céréales
Annie Genevard a affirmé aux filières grandes cultures plaider pour l’exclusion des engrais du MACF au niveau de l'Union européenne.
© Thierry Guillemot – L’Agriculteur normand

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a promis, le 1er décembre, aux producteurs de grandes cultures qu'ils recevraient des « aides nationales ciblées », affirment la FNSEA et ses associations spécialisées (AGPB, AGPM, CGB, UNPT, FOP) dans un communiqué du 3 décembre.

Une promesse faite lors d’une réunion d’urgence le 1er décembre, dans le bureau de la ministre rue de Varenne à Paris, alors que les producteurs de grandes cultures alertent depuis des mois sur « une crise économique d’une gravité inédite qui voit l’effondrement de leurs revenus ».

Relire : Engrais azotés et taxe carbone : la France confirme son intention de trouver des solutions pour « annuler l’impact du MACF » en céréales

Quels dispositifs d’aides annoncés par la ministre à la FNSEA et ses associations spécialisées ?

Annie Genevard aurait indiqué à la FNSEA et ses associations spécialisées « vouloir demander l’activation de la réserve de crise européenne pour les grandes cultures, cibler un dispositif d’allégements de charges et plaider l’exclusion des engrais du MACF », selon leur communiqué.

Plus précisément, selon nos confrères d’Agra Fil, deux dispositifs seraient mobilisés au niveau national : le fonds d’allègement des charges (FAC) et la prise en charge des cotisations (PEC). Le premier dispositif consiste en la prise en charge par l’Etat d’une partie des intérêts sur les emprunts contractés par les agriculteurs. Le second concerne la prise en charge de tout ou partie des cotisations sociales par la MSA. Les montants mobilisés ne sont pas encore connus.

Relire : Engrais azotés et taxe carbone : douze organisations agricoles européennes appellent au report du MACF

Quelles réactions des syndicats face aux annonces de la ministre ?

Des réponses qui ne satisfont pas totalement la FNSEA et ses fédérations spécialisées. « Ces engagements ne suffiront que s’ils s’inscrivent dans un changement clair de cap », écrivent-elles dans un communiqué. Alors que pour la troisième année consécutive, l’OTEX 15 – les exploitations spécialisées en céréales et oléagineux – enregistre un revenu courant avant impôt par actif négatif, les organisations syndicales affirment que « les grandes cultures sont désormais engagées dans une trajectoire de quasi-faillite nationale ».

Sans décision rapide, les arrêts de production en grandes cultures seront inévitables 

« La responsabilité de la crise actuelle dépasse le seul ministère de l’agriculture : elle relève de l’ensemble des politiques publiques qui impactent les exploitations de grandes cultures, de la régulation commerciale européenne aux règles environnementales, en passant par la fiscalité et le soutien aux facteurs de production », avancent-elles. 

Sur la taxe carbone sur les engrais (MACF) « l’échéance du 1er janvier 2026 porte l’urgence à son comble », écrivent les organisations agricoles. « Sans suspension immédiate par la Commission européenne, la taxe fera exploser le coût des fertilisants et des trésoreries déjà exsangues ne pourront encaisser le choc », écrivent-elles. Et de prévenir, « sans décision rapide, les arrêts de production en grandes cultures seront inévitables ».

Lire aussi : Exploitations céréalières : un résultat économique 2025 négatif à -19 000 €

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