Aller au contenu principal

Soja : « Les variétés 000 m’apportent de la souplesse sur les dates de semis sur mon exploitation en Saône-et-Loire »

Agriculteur à Gigny-sur-Saône (Saône-et-Loire), Laurent Maufroy jongle entre variétés très précoces 000 et précoces 00 de soja selon la situation de ses parcelles.

<em class="placeholder">Laurent Maufroy, agriculteur à Gigny-sur-Saône (71)&quot;Dans tous les cas, l’objectif est de récolter avant le 25 septembre quand l&#039;on choisit des variétés.&quot;</em>
Laurent Maufroy, agriculteur à Gigny-sur-Saône (71)"Dans tous les cas, l’objectif est de récolter avant le 25 septembre quand l'on choisit des variétés."
© SCEA de l'Ecole

« En commandant des semences en décembre, on joue la sécurité en choisissant des variétés de soja relativement précoces, des groupes 00 à 000. J’ai recours à des variétés précoces 000 sur nos terres inondables – nous sommes dans le val de Saône – car on ne sait jamais à l’avance quand il va être possible de semer au printemps. Ces variétés apportent de la souplesse sur des dates de semis qui peuvent être retardées jusqu’à courant juin. Pour les terres les plus hautes, je tardifie le choix de variétés vers des 00, pour des semis jusqu’à fin mai à début juin. Dans tous les cas, l’objectif est de récolter avant le 25 septembre.

Je m’adapte aux conditions de l’année également. Si des parcelles ressuient très vite au printemps, j’y sème du soja entre le 25 avril et le 5 mai avec une variété 00 pour aller chercher un peu de rendement par rapport à une variété plus précoce. Ces dernières années, mes choix se sont portés sur la variété Hana en 00 et Sphinxa en 000. Le soja arrive en dernier après les maïs et tournesol, car la culture exige de bonnes températures pour bien démarrer. Tous les semis sont réalisés au semoir monograine à 50 cm d’écartement. Les densités de semis sont de 620 000 à 650 000 graines à l’hectare pour les variétés 000 et 550 000 pour les 00.

Pour 2025, j’ai acheté des semences certifiées, avec un coût qui revient à 180 euros par hectare. En situation irriguée, nous obtenons jusqu’à 40 q/ha de rendement. En 2024, sans irrigation, nous avons eu 31 q/ha de moyenne avec une parcelle à 36 q/ha. »

SCEA de l’Ecole. Assolement commun avec 2 autres exploitations : SCEA du Pautet et Gaec de l’Epervière: 710 hectares de grandes cultures (330 ha de prairie), dont 62 de soja, 170 de maïs grain, 107 de tournesol, 202 de blé tendre, 80 de colza, 60 d’orge d’hiver… Irrigation sur une partie des parcelles. Non labour.

Les plus lus

Pommes de terre : des milliers de tonnes à détruire, faute de débouchés suffisants

La filière pomme de terre subit depuis cette année un retournement de conjoncture. La forte hausse des surfaces en 2025…

<em class="placeholder">Adolescent au volant d&#039;un tracteur </em>
Les enfants d’agriculteurs peuvent-ils donner un coup de main sur l’exploitation familiale en toute légalité ?

À partir de 16 ans, voire dans certains cas dès 14 ans, les enfants d’agriculteurs peuvent contribuer aux travaux de l’…

<em class="placeholder">Chemin goudronné entre parcelles agricoles</em>
Que le chemin n’appartienne qu’à un seul propriétaire ne l’empêche pas d’être un chemin d’exploitation

La Cour de cassation dans un arrêt du 9 janvier 2025 a réaffirmé que ce qui caractérise un chemin d’exploitation est…

<em class="placeholder">Julien Bricquet devant son bâtiment d&#039;exploitation initialement construit sur un terrain appartenant à son père</em>
Bâtiment agricole : « On a construit sur sol d’autrui, sans être alertés et sans connaître les risques »

Comme beaucoup de sociétés agricoles familiales, le SCEA Bricquet et Fils, à Saint-Amand-sur-Fion (Marne) a construit un…

<em class="placeholder">Thierry Boudaud président de la Coop de l’eau 79 devant un enrouleur.</em>
Sainte-Soline : « Notre réserve restera vide cette année, laissant les exploitations sans solution alternative d’irrigation »

Thierry Boudaud est président de la Coop de l’eau 79, qui porte les réserves de substitution du bassin de la Sèvre niortaise.…

Xavier Priault, céréalier dans le Loiret.
Traitement phytosanitaire : « Dans le Loiret, je pulvérise de nuit en bas volume à 50 l/ha pour maximiser l’efficacité des produits »

Xavier Priault est céréalier à Saint-Maurice-sur-Aveyron, dans le Loiret. Il réalise ses pulvérisations phytosanitaires…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures