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Reconfinement : pas de risque de ruptures de stock de farine en magasin, selon les meuniers français

Les ruptures de stock durables constatées en grandes surfaces lors du premier confinement ne devraient pas se reproduire, compte tenu d'un contexte différent, selon la meunerie française.

Certains consommateurs ont reproduit leurs achats frénétiques de farine dès le lendemain de l'annonce du reconfinement. Ici le rayon Farine du centre E Leclerc de Moisselles (95) le 29 octobre au soir.
© Rodolphe de Ceglie

Lors du premier confinement, il était devenu difficile de trouver de la farine dans les supermarchés. Il fallait remonter à la dernière guerre du Golfe pour retrouver ce type de rupture de stock temporaire dans les grandes surfaces. Cela avait même dopé les ventes de farine à la ferme, à la grande satisfaction des producteurs.

 En sera-t-il de même tout au long de ce nouveau confinement ? Les achats ont de nouveau bondi avant même l’annonce officielle du confinement. Les ventes de farine ont cru de 157 % le 27 octobre, et de 456 % le lendemain, selon Nielsen. Même constat pour les pâtes (+69 % le 27 octobre, et +262 % le 28 octobre).

Un contexte « sensiblement différent » pour ce nouveau confinement

Pour autant, le scénario de rayons restant désespérément vides est moins probable cette fois. « Le contexte actuel est sensiblement différent de celui rencontré le printemps dernier », souligne l’Association nationale de la meunerie française (ANMF) dans un communiqué.

L’association explique que « les frontières intra-européennes restent ouvertes et la circulation du fret de marchandises est maintenue, ce qui permet notamment l’approvisionnement de la grande distribution en farine en conditionnement de 1 kg ». Pour l’ANMF, la farine en paquet de 1 kg restera donc « accessible et disponible pour tous si chacun reste raisonnable dans ses achats ».

Assèchement des flux de farine en provenance d’Allemagne

Au printemps, plusieurs facteurs s’étaient en effet conjugués pour provoquer des pénuries temporaires. Environ la moitié des sachets de farine de 1 kg vendus dans les grandes surfaces françaises provient de l’étranger, et principalement d’Allemagne. Le grippage des transports transfrontaliers et la forte demande qui s’est exprimée sur le marché allemand ont réduit les volumes de farine allemande orientés vers la France.

Par ailleurs, la demande hexagonale pour ce type de sachets avait brutalement explosé, sous l’effet d’achats de précaution et d’une hausse de la consommation domestique provoquée par le retour des Français.es aux fourneaux.

Vers une reconquête du marché des sacs de farine de 1 kg par la meunerie française ?

La meunerie hexagonale s’était alors adaptée, mettant en place de nouvelles lignes d’ensachage pour du petit conditionnement, afin d’alimenter cette nouvelle demande. Cela n’a pas empêché des ruptures de stock, engendrées par un manque d’emballages, et par des difficultés logistiques.

Ces épisodes pourraient-ils favoriser la relocalisation de la production des sacs d’1 kg en France ? La meunerie l’espère. « Dans le cadre du plan de relance, certains meuniers travaillent également sur des projets de nouvelles lignes d’ensachage en paquets de 1kg sur le territoire », affirme l’ANMF.

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