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Quel avenir pour la monoculture du maïs dans le cadre de la PAC?

Stéphane le Foll le reconnaît, certaines régions n’ont pas d’alternative sur le plan technico-économique à la monoculture du maïs, ce qui pose problème pour le respect du verdissement de la PAC. Mais Bruxelles a rejeté la demande de reconnaissance du mulching comme pratique équivalente à la diversification des cultures. Dans le cadre de la déclinaison française de la mise en œuvre de la PAC 2015-2020, un dossier a été déposé le 31 juillet, pour une demande de reconnaissance du couvert hivernal des sols, cette fois. S’il est validé, tous les agriculteurs ayant plus de 75 % de maïs sur leurs terres arables pourront entrer dans un dispositif de verdissement dans lequel la mesure « diversification des cultures » est remplacée par la couverture hivernale des sols. Le couvert devra être implanté au plus tard quinze jours après la récolte du maïs et détruit à compter du 1er février. L’AGPM a demandé une dérogation pour les sols argileux afin de permettre un labour à compter du 15 décembre. Cette pratique ferait l’objet d’une certification, avec un contrôle tous les trois ans.
Pour l’OPG de la Coordination rurale, cette démarche auprès de Bruxelles est sans fondement du point de vue agronomique et constituerait un « dangereux précédent » en matière de contrôles chez les maïsiculteurs.

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