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Abeilles
Plusieurs causes de mortalité selon l´Afssa

Selon le rapport 2006 de l´Afssa sur « l´enquête des troubles des abeilles » débutée en 2002, plusieurs causes expliquent les troubles de comportement des abeilles.


Le rapport de l´Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) sur l´enquête des troubles des abeilles n´a pas encore été diffusé officiellement. Réalisée par l´équipe de Sophia-Antipolis sur 25 ruchers de 5 départements (Eure, Gard, Gers, Indre et Yonne), l´enquête met en évidence la présence de résidus de produits phytosanitaires à la fois d´origine agricole (imidaclopride, fipronil, endosulfan, deltaméthrine et parathion-méthyl entre autres) et apicole (coumaphos et fluvalinate). On les retrouve dans les différentes matrices : le miel, la cire et le pollen. « Ces résidus de pesticides pourraient avoir engendré des effets sublétaux », explique l´Afssa. Entre 2002 et 2005, un seul cas de mortalité aiguë a été observé. Les entomologistes ont alors montré la présence d´endosulfan et de fluvalinate dans les abeilles mortes. « Ni au cours de miellée de tournesol, ni à aucun autre moment de la saison apicole (à l´exception du cas décrit précédemment), nous n´avons constaté de mortalités ou de dépopulations massives de ruches », précise le rapport.
L´Afssa a suivi vingt-cinq ruchers de cinq départements entre 2002 et 2005. ©C. Gloria

Utilisation de produits interdits
L´Afssa souligne en revanche « plusieurs pratiques apicoles inadaptées », notamment dans le traitement du Varroa (acarien). Ainsi, à l´automne 2003, sur les 25 ruches suivies, un traitement correct a été constaté dans 13 exploitations, l´absence totale de traitement dans 5 et l´utilisation de produits non autorisés dans 7. « L´état sanitaire de l´ensemble des ruchers s´est amélioré au cours de l´enquête », précisent les auteurs. Ils souli-gnent aussi qu´ils ont constaté que les ruchers situés en zones de grandes cultures subissaient une période de disette entre les miellées de colza et de tournesol.

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