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Planteurs de betteraves
Plaidoyers pour l´OCM-sucre et l´éthanol

Lors de leur assemblée générale, les planteurs de betteraves ont défendu l´Organisation commune de marché de sucre, les accords avec les pays ACP et l´éthanol-carburant.


Le règlement sucre européen est souvent critiqué, parfois même à l´intérieur de l´Union européenne. Actuellement, les critiques viennent plutôt de l´extérieur, du Brésil notamment.
La Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB), en réponse à ces critiques, a publié à l´occasion de son assemblée générale 2002, un document d´une dizaine de pages « Réflexions sur la politique sucrière de l´Union européenne ». Il y est démontré, chiffres à l´appui, les méfaits des marchés agricoles totalement libéralisés et donc non régulés. L´exemple du café est significatif. Tant qu´il existait un accord international, négocié au sein de l´Organisation internationale du café, la volatilité du prix du café payé aux pays producteurs n´a pas dépassé 10 à 15 %. Après 1989 et la fin de l´accord qui prévoyait notamment des quotas de production, on a assisté à un effondrement des prix et à une très grande variabilité des cours (50 %). Et l´écart s´est creusé entre le prix payé aux producteurs et le prix du café torréfié payé par les consommateurs !

Une critique souvent faite à l´Organisation commune de marché du sucre (OCM sucre) est le prix « élevé » du sucre pour le consommateur européen. Si le prix du sucre dans l´Union européenne est supérieur au prix mondial, le prix payé par le consommateur européen est du même ordre que celui payé par le consommateur australien ou nord-américain, et inférieur à celui payé par un Japonais ou un habitant d´Afrique du Sud !
Toutes les études le montrent, la baisse des prix agricoles n´est pas répercutée au consommateur final. C´est vrai pour le sucre comme pour toutes les matières premières agricoles.
Une autre critique à l´OCM sucre et à ses quotas est que ce règlement favoriserait la production intérieure, ce qui limiterait l´accès au marché du sucre des pays pauvres et freinerait donc leur développement.

Un règlement sucre qui a déjà fait ses preuves
Or l´Europe est le premier importateur mondial de produits agricoles des pays en développement.
Une table ronde a réuni des représentants de différents pays ACP(1) (Ile Maurice, Fidji, Guyana.). Ces pays sont attachés au règlement sucre européen et au protocole de Cotonou qui autorise des importations de sucre dans l´UE en quantités fixées à un prix fixé. C´est une source de revenu régulier pour ces pays qui permet leur développement économique en particulier hors du sucre. Ces pays craignent la remise en cause du protocole sucre de Cotonou et l´ouverture sans régulation de l´UE ; ce serait alors des pays comme le Brésil ou l´Australie qui emporteraient la mise au détriment des pays en voie de développement.
Enfin, les participants ont pu entendre différents exposés sur l´éthanol carburant. Actuellement, l´éthanol sert à fabriquer de l´ETBE qui est incorporé dans l´essence. Mais l´éthanol peut aussi être incorporé directement dans les carburants. Cela se pratique au Brésil, aux États-Unis, des expériences ont eu lieu en Suède. C´est la voie de l´avenir.


(1) Afrique, Caraïbes, Pacifique.
©B. Compagnon



Après une année 2001 calamiteuse, la récolte de betteraves à sucre 2002 s´annonce proche du record de 2000. Le rendement moyen est estimé à 63 tonnes de betteraves à l´hectare avec une richesse de 18,50º soit 75 tonnes par hectare à 16º. Le rendement en sucre est donc de 11,7 tonnes de sucre blanc à l´hectare.
Le report de la campagne 2001 sur 2002 a été faible, de l´ordre de 1,2 % du quota A, ce qui a amené les planteurs à augmenter leurs surfaces de 3 à 4 %. Ainsi, 442 404 ha ont été ensemencés en betteraves dont 398 650 ha pour la production de sucre.
En 2002, un peu plus de trente millions de tonnes de betteraves ont donc été transformées en sucre pour une production de 4 650 000 tonnes de sucre (+ 29 %). Grâce aux conditions climatiques et aux efforts des planteurs sur la qualité des arrachages, la tare terre moyenne sera inférieure à 15 %, un niveau jamais atteint.
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