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Nouveau rapprochement de coopératives dans le Sud-Ouest : Terres du Sud et Vivadour annoncent un projet de fusion

Dans un contexte difficile pour l’agriculture du sud-ouest de la France, les groupes coopératifs Terres du Sud et Vivadour sont entrés en période de discussions exclusives en vue d’une fusion qui pourrait être validée d’ici fin 2025.

 Paysage agricole du Lot-et-Garonne
Les deux coopératives Terres du Sud et Vivadour présentent une implantation complémentaire dans le Sud-ouest de la France
© Terres du Sud

Quelques jours après l’annonce du rapprochement entre Maïsadour et Euralis, les coopératives Vivadour et Terres du Sud annoncent ce 3 avril s’engager « dans une période de discussions exclusives afin de construire un projet commun pour valoriser ensemble, tout le potentiel agricole, agroalimentaire et distribution de terroirs unifiés ».

Les conseils d’administrations des deux coopératives viennent de valider l’étude d’un rapprochement « qui prendrait la forme d’une fusion des deux coopératives », selon un communiqué commun.

Relire : Les coopératives Euralis et Maïsadour annoncent leur fusion

Complémentarité des territoires des deux coopératives

Dans un contexte difficile pour l’agriculture du sud-ouest de la France, ce rapprochement des deux coopératives serait fondé sur la « complémentarité de leurs territoires, de leurs métiers et leurs compétences ». Terres du Sud, qui compte 6000 agriculteurs adhérents rayonne principalement en Lot-et-Garonne et Dordogne et sur les départements limitrophes, quand le groupe Vivadour rassemble 4800 agriculteurs adhérents essentiellement situé dans le Gers et les départements voisins.

Relire : Terres du Sud stoppe les négociations avec Maïsadour

Deux groupes coopératifs diversifiés

Les deux groupes de taille comparable présentent des activités variées.

Terres du Sud présente un chiffre d’affaires consolidé de 650 millions d’euros se répartissant autour de 5 branches d’activité :

  • Végétale (522 996 tonnes de céréales collectées, 3110 ha en semences de multiplication, 49700 hectares en viticulture, arboriculture et maraîchage)
  • Fruits et légumes (202 689 tonnes collectées en maïs doux, légumes verts, tomates, pommes, châtaignes)
  • Palmipèdes (2 millions de canards)
  • Volailles (12 millions de volailles de chair, 117 millions d’œufs)
  • Distribution (33 points de vente Gamm Vert, 10 points de vente le goût de nos campagnes).

Lire aussi : Coopérative : pourquoi Terres du Sud se refinance auprès de Sofiprotéol et Unigrains

Vivadour présente pour sa part un chiffre d’affaires consolidé de 540 millions d’euros se répartissant autour de 6 pôles : 

  • Productions végétales (1200 ha de légumes, 4400 ha de maïs semences, 370 000 t de céréales collectées)
  • Vitivinicoles (238 000 hl de vins produits, 5530 hl d’alcool pur distillés, 40 M€ de chiffre d’affaires)
  • Semences potagères (2600 tonnes de semences réceptionnées)
  • Productions animales et agroalimentaire (19 100 bovins, 8,9 millions de volailles, 1,15 million de palmipèdes, 32 millions d’œufs)
  • Distribution spécialisée et transition (15 magasins Gamm vert dont deux magasins Frais d’ici).

Lire aussi : Vivadour consolide sa présence dans les vins et spiritueux

Quelle vision stratégique commune ?

Dans leur communiqué commun, les deux coopératives évoquent « une vision stratégique convergente » et citent parmi les grandes orientations : 

  • Renforcer des services dédiés aux agriculteurs
  • Améliorer la « résilience d’un groupe unifié »
  • Poursuivre « un modèle durablement engagé dans des activités agricoles, tout en disposant d’outils agroalimentaires à taille humaine ».
     

Quel calendrier pour le rapprochement ?

Présenté ce 3 avril aux instances représentatives du personnel des deux groupes, le rapprochement doit encore être soumis à l’autorisation préalable de l’Autorité de la concurrence, la consultation des représentants du personnel et l’approbation des associés-coopérateurs qui pourraient être appelés à se prononcer en assemblée générale extraordinaire fin 2025. 

Lire aussi : Euralis et Maïsadour renoncent à devenir un géant du foie gras

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