Aller au contenu principal

Bio-carburants
L´éthanol brésilien coule à flot dans l´Union européenne


Les importations d´éthanol d´origine brésilienne, ce n´est pas une crainte, c´est déjà une réalité. En 2005, sur un total d´importations, toutes origines confondues de 5,892 millions d´hectolitres, elles ont représenté 2,611 millions d´hectolitres, soit près de la moitié.
Les chiffres de 2004 et 2005 montrent une envolée des importations d´origine brésilienne. Ceci est dû à l´appel d´air provoqué par les incitations de certains États membres à l´incorporation d´éthanol dans les essences, mais aussi au niveau insuffisant des droits de douane à l´entrée dans l´Union européenne. L´industrie brésilienne de l´alcool est déjà ancienne, elle a bénéficié de subventions dans le cadre du plan alcool et elle atteint aujourd´hui une taille et une ancienneté qui la rendent très performante tandis que la filière européenne est beaucoup plus récente.

L´alcool éthylique brésilien est compétitif. Quant au Pakistan, son alcool a bénéficié à partir de 2002 de droits zéro à l´entrée dans l´Union européenne, une possibilité largement utilisée par ce pays. A tel point que des droits de douane ont été rétablis courant 2005, freinant d´autant les importations venues du Pakistan. Ces importations devraient être encore plus faibles en 2006.
Le syndicat national des producteurs d´alcool agricole (SNPAA) souhaite que l´alcool soit classé comme produit sensible dans les négociations à l´OMC. Un tel classement ouvre la possibilité de restrictions à l´importation avec l´ouverture de contingents. Un contingent pour le Brésil donc, mais avec un plafond en valeur absolue et, pourquoi pas, une limitation en fonction du volume produit dans l´UE. Les États-Unis ont ainsi limités les importations d´alcool à 7 % de leur propre production. Pourquoi l´Union européenne n´en ferait-elle pas autant.

Les plus lus

<em class="placeholder">Cave coopérative des Vignerons de Puisseguin Saint Emilion en Gironde, le 28 septembre 2017 durant les vendanges</em>
Quelles sanctions pour un exploitant agricole qui ne tient pas son engagement vis-à-vis de sa coopérative ?

Sauf cas de force majeur, le retrait anticipé d’un associé coopérateur avant la fin de son engagement l'expose à des pénalités…

<em class="placeholder">Moisson des bles dans les plaines cerealieres de la Marne sous la menace de la pluie.</em>
Fonds d’urgence grandes cultures : qui peut en bénéficier et pour quel montant ?
L’État met en place un fonds d’aide d’urgence exceptionnel à destination de la filière grandes cultures. Doté de 35 millions…
<em class="placeholder">Apport d&#039;azote sur blé en sortie d&#039;hiver.</em>
Azote sur blé : quand réaliser le premier apport en 2026 ?

Le premier apport d’azote sur blé se raisonne en s’appuyant sur l’observation des parcelles et les analyses de reliquats…

<em class="placeholder">Eric Thirouin, président de l&#039;AGPB, face à la ministre Annie Genevard.   </em>
Plan d’urgence pour les céréaliers : 40 millions d’euros débloqués, une réponse jugée insuffisante

La ministre Annie Genevard a signé ce 29 janvier 2026 la mise en œuvre d’un fonds d’urgence de 40 millions d’…

Un homme plutôt âgé assis sur une chaise dans une cour de ferme regardant un agriculteur devant son tracteur.
Retraite agricole des chefs d’exploitation : que change le nouveau calcul sur les 25 meilleures années ? Réponses à toutes vos questions

Qui est concerné par la réforme du calcul des retraites agricoles ? Comment seront déterminées les 25 meilleures années…

<em class="placeholder">Agriculteur à la retraite avec son fils conduisant un valet de ferme.  </em>
Cumul emploi retraite en agriculture : des conditions plus restrictives pour les jeunes retraités

Les conditions de cumul emploi retraite évoluent à compter du 1er janvier 2027, limitant le cumul de la…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures