Aller au contenu principal

Les semenciers travaillent la sélection du sorgho

Contrairement à d'autres "petites cultures", le sorgho fait l'objet d'un travail de sélection de la part de plusieurs semenciers français. C'est un plus, même si cela ne fait pas tout.

Euralis dispose de quatre hectares consacrés à la recherche variétale en sorgho dans le Sud-Ouest.
© V.Noël

À la différence d’autres productions mineures, le sorgho bénéficie d’une recherche variétale, au travers de Pro Sorgho, notamment, association qui regroupe des sélectionneurs et des semenciers. C’est un plus. Euralis, un des membres, lui consacre ainsi quatre hectares dans sa pépinière près de Toulouse. « Nous avons environ 10 000 lignes de variétés différentes, uniquement des hybrides », décrit Quentin Devaud, sélectionneur sorgho du groupe. « Il y a une place pour cette culture dans l’assolement, estime quant à elle Célia Brogniet, directrice marketing chez Caussade semences. Il faut faire partie du jeu. C’est d’autant plus logique pour nous que nous avons une stratégie multiespèce ».

Encore un petit poucet

Le sorgho reste toutefois un petit poucet. Chez Caussade, par exemple, le site de production de Nérac fabrique chaque année 500 tonnes de semences… contre 8000 tonnes en maïs. « Le programme sorgho représente 1 % du programme maïs, décrit Florent Bardet, directeur de l’usine. L’activité est plus variable qu’en maïs. L’ajustement des surfaces se fait en fonction des disponibilités en eau pour l’été suivant ». Et parce qu’ils veulent sécuriser leurs marchés, les semenciers élargissent leurs horizons : « Nous pensons aujourd’hui Europe au sens large, note Quentin Devaud. En allant plus à l’est, on rencontre des problèmes de fusarium et de macrophomina... ». Des maladies qui ne concernent pas la France.

Les plus lus

<em class="placeholder">Adolescent au volant d&#039;un tracteur </em>
Les enfants d’agriculteurs peuvent-ils donner un coup de main sur l’exploitation familiale en toute légalité ?

À partir de 16 ans, voire dans certains cas dès 14 ans, les enfants d’agriculteurs peuvent contribuer aux travaux de l’…

<em class="placeholder">Damien Beaujouan, agriculteur à Roches (Loir-et-Cher), &quot;Je laboure mes terres tous les trois ans en veillant à ne pas faire un travail trop profond, moins de 20 ...</em>
Maïs : « Le faux semis est le levier le plus efficace pour réduire la densité de ray-grass dans mes champs »

Agriculteur à Roches (Loir-et-Cher), Damien Beaujouan combine désherbage chimique et techniques agronomiques pour…

<em class="placeholder">Stockage des produits phytosanitaires.</em>
Produits phytosanitaires interdits : quelles sanctions en cas de présence sur l’exploitation ?

L’actualité récente, avec la perquisition d’une dizaine d’exploitations de Charente-Maritime pour recherche de produits…

Label HVE sur une photographie de céréales.
HVE : comment bénéficier du crédit d’impôt HVE en 2026 ?

La loi de finances 2026 a de nouveau reconduit le crédit d’impôt HVE (Haute valeur environnementale) pour un an. Les…

Glyphosate : « Les conditions permettent souvent de me passer de l’herbicide et de le remplacer par des destructions mécaniques des adventices »

Agriculteur à Issoncourt (Meuse), Xavier Bazart utilise au minimum les produits phytosanitaires. Il est dans une démarche…

<em class="placeholder">Ravageurs des cultures . Limace .</em>
Nouveautés cultures : des molécules inédites contre les limaces et pucerons

De nouvelles molécules phyto ont été autorisées à l'usage : une en dérogation contre des pucerons et une contre les limaces…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures