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Analyse des charges en France
Les coûts de production du blé en hausse de 30 euros la tonne en six ans

Depuis 2006, le coût de production complet du blé tendre en France est passé de 168 à 197 euros/tonne, soit une hausse de 17 %.

Depuis 2006, le coût de production complet du blé tendre en France a augmenté de 30 euros la tonne, passant de 168 à 197 euros/tonne, soit une hausse de 17 % en six ans, selon l’observatoire des coûts d’Arvalis, issus de données Cerfrance.


« À l’hectare, l’augmentation des charges est encore plus spectaculaire puisqu’elle atteint presque 30 %, souligne Jean-Yves Longchamp, du service économique d’Arvalis. Les charges sont passées de 1260 à 1630 euros/hectare, avec un saut de 7 % entre 2010 et 2011 et de plus de 4 % entre 2011 et 2012.

 

Pour calculer le prix de revient, déduire 40 €/t d'aides PAC


Mais les bons rendements de ces deux dernières années ont quelque peu limité la hausse du coût exprimé à la tonne. » À partir de son coût de production, il faut déduire les aides PAC pour calculer le prix de revient. Celles-ci représentent en moyenne 40 euros/tonne au niveau national, avec de grandes disparités par région et par exploitation. « Avec un coût de production moyen de 197 euros la tonne, le prix de revient du blé tendre se situe autour de 160 euros la tonne », souligne l’économiste d’Arvalis. Un chiffre atteint ces deux dernières années, mais qu’en sera-t-il en 2013 ? Et comment se préparer à une baisse des aides PAC, inéluctable pour les exploitations de grandes cultures du fait de la convergence des aides au niveau européen et national ?


Amortissments en engrais en tête des couts


Une première piste est d’ana lyser en détail la décomposition du coût de production (voir graphique). Les deux postes qui pèsent le plus lourd sont la mécanisation (30 %) et les intrants (29 %). À y regarder de plus près, le tiercé en tête se compose des amortissements (17 %), des engrais (14 %) et de la protection des cultures (11 %) ex æquo avec le foncier. La main-d’œuvre est un poste non négligeable (17 %) mais relativement stable dans le temps, alors que le coût des amortissements et des engrais progresse sans cesse. C’est aussi le cas des carburants qui représentent aujourd’hui 5 % du coût de production, contre 3 % il y a quelques années.


« Pour faire baisser les coûts de production, soit on augmente les rendements, soit on baisse les charges, notamment celles qui pèsent le plus lourd, donc les charges opérationnelles et les amortissements, poursuit-il. Sur ce dernier point, la première démarche est d’optimiser le temps d’utilisation de son parc matériel, ce qui ne passe pas forcément par de l’agrandissement, ou de simplifier le travail du sol. » Les études de groupe montrent des écarts considérables entre exploitations, quels que soient les territoires, ce qui laisse penser qu’il existe des marges de manœuvre, à condition d’analyser finement sa situation propre.

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