Aller au contenu principal

Biomasse
Les coopératives de Champagne-Ardenne ont de l´énergie à revendre

Les nombreuses industries agro-alimentaires de la région Champagne-Ardenne consomment de l´énergie et produisent des sous-produits que les coopératives sont prêtes à valoriser.


Champagne-Céréales, avec des partenaires au sein de C5D, a en projet une installation de cogénération vapeur-électricité à Bazancourt (Marne), près de Reims, à partir de bois et de pailles. Cristal-Union envisage d´investir dans des unités de cogénération à partir de ses propres sous-produits dans ses deux distilleries, celle d´Arcis-sur-Aube et celle, en construction à Bazancourt. Ceci pour ne parler que des projets les plus importants.
Champagne-Céréales et Cristal-Union ont décidé de répondre à l´appel d´offres « Production d´électricité à partir de biomasse », lancé le 9 décembre 2006 par le ministère de l´Économie, des finances et de l´Industrie. Cet appel d´offres porte sur une production totale de 300 mégawatts électriques.
C5D, outre le groupe coopératif Champagne-Céréales, associe l´industriel Chamtor, la Caisse des dépôts, le Crédit Agricole du Nord-Est et le leader européen des services énergétiques Dalkia (filiale de Veolia). L´énergie produite (vapeur et électricité) sera destinée aux entreprises agro-industrielles du site, dont Chamtor. Elle correspondra à la quasi-totalité de leurs besoins. Avec une capacité de production équivalente à la consommation d´une ville de 25 000 habitants, cette unité sera parmi les plus importantes de ce type. C´est un investissement lourd (plus de 50 millions d´euros) qui permettra d´éviter le rejet de 125 000 tonnes de CO2 par an. Selon Paul Credoz, directeur industriel de Cristal-Union, pour qu´une unité de cogénération soit rentable, il faut pouvoir valoriser, à longueur d´année, la chaleur produite. C´est le cas dans les distilleries d´éthanol. C´est à cette condition que l´on peut soumettre un prix d´achat d´électricité attractif pour EDF.
Une distillerie comme celle d´Arcis-sur-Aube consomme beaucoup de vapeur, d´énergie et produit des résidus valorisables en énergie. ©M.-H Vincent

Gazéification pour Cristal-Union
Les projets de Cristal-Union reposent sur l´utilisation de co-produits des sucreries-distilleries les pulpes, les drèches, les résidus de fermentation. Une sécurité pour l´approvisionnement donc. Bazancourt pourrait être autonome ; à Arcis-sur-Aube, il faudra un petit complément de biomasse provenant de l´extérieur.
Par ailleurs, les sucreries-distilleries sont soumises à des quotas d´émission de CO2 ; la production d´énergie à partir de biomasse leur fera économiser de l´énergie d´origine fossile.
Le processus industriel envisagé est la gazéification par traitement à haute température de la matière première. Le gaz produit alimente des moteurs à gaz qui font tourner des turbines de production d´électricité.
« Ce sont des projets lourds, à quinze ou vingt ans. Il ne faut pas se tromper. Le prix de l´électricité proposé à EDF doit être attractif mais assez haut cependant pour assurer la rentabilité à long terme », conclut Paul Credoz. Les réponses à l´appel d´offres sont à déposer pour juillet, la réponse ministérielle interviendra en janvier 2008. Il faudra alors entamer toutes les procédures administratives longues comme pour toutes les installations classées. Les projets ne devraient donc au mieux voir le jour qu´en 2009-2010.
Mode d´emploi de l´appel d´offres
L´industriel qui répond à l´appel d´offres doit préciser les matières premières qu´il compte valoriser, le processus de production de l´énergie, l´efficacité énergétique du process, la quantité d´électricité produite et le prix de vente proposé à EDF.
Les projets sont « notés » sur différents points. L´efficacité énergétique doit être supérieure à 50 %. La sécurité d´approvisionnement en biomasse est prise en compte de même que la capacité à investir des promoteurs du projet.

Les plus lus

« Nous mettons à disposition des saisonniers une fiche de poste et des notes de service avec les règles de sécurité, comme l’interdiction de l’usage du téléphone sur la route, le respect de la limitation de vitesse, explique Nicolas Hubail. Le salarié s’engage à respecter les consignes et atteste qu’il a été sensibilisé aux risques du travail et au Code de la route. » © N. Hubail
Conduite d’engins agricoles : « Nous sensibilisons les salariés au Code de la route dès leur arrivée »
Formation des salariés, signature de documents de prévention, sanctions en cas de mauvais comportement : pour Nicolas Hubail,…
Moisson 2021 : une récolte de blé tendre en net rebond
Avec des rendements en blé tendre attendus autour de 75 q/ha, la moisson tricolore devrait renouer avec des volumes confortables…
cartes agence bio surfaces 2020
Agriculture biologique : les surfaces continuent de croître en grandes cultures
Les surfaces certifiées bio ont continué d'augmenter en grandes cultures en 2020, mais les surfaces en cours de conversion…
« Pour l’implantation du colza, limiter au maximum le travail du sol pour maintenir la fraîcheur »
Le colza est une plante exigeante sur la structure du sol, surtout avec des semis effectués en plein été. Chargé d’études sur l’…
L'indice des fermages pour les prochaines factures est de 106,48 © C. Baudart
Terres agricoles : hausse de l’indice des fermages 2021
Le nouvel indice du fermage vient de paraître au Journal officiel. Fixé à 106,48, il connaît ainsi sa troisième hausse en trois…
Moisson 2021 : vers une récolte abondante et historiquement tardive
En ce début juillet, le temps instable se poursuit et les pluies, même faibles, se succèdent, retardant les moissons. Les…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures