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Matériel
Les agroéquipements campent sur les sommets

Les ventes de machines agricoles ne progressent plus, voire s’effritent un peu car comme le dit l’adage : « les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel ». Les niveaux atteints et les prévisions continuent de flirter avec les records.

Le matériel agricole reste dans une période faste. « C’est assez stable. Le moral des distributeurs est un peu moins bon que le moral des industriels. Nous assistons à un rééquilibrage après deux années énormes », analyse Patrick Pérard, président d’Axema(1). « On ne peut s’attendre qu’à un recul d’activité car on a dépassé toutes les espérances ces deux dernières années », nuance Raphaël Lucchesi, président du Sedima(2).


Les distributeurs moins optimistes


Une enquête réalisée en septembre et octobre 2013 auprès des dirigeants d’entreprises spécialisées dans la construction, l’importation et la distribution de machines agricoles et d’entretien des espaces verts en France montre que 53 % des industriels et 58 % des distributeurs estiment que le marché des machines neuves devrait se maintenir au deuxième semestre 2013 à un niveau proche (fourchette - 5 % + 5 %) de celui atteint au premier semestre. Les distributeurs sont toutefois 33 % à annoncer une baisse lorsque 26 % des constructeurs s’attendent à une hausse. Les perceptions divergent plus fortement au sujet des ventes de tracteurs neufs. La plupart des industriels croient à une stabilité pendant que seulement 46 % des distributeurs s’inscrivent dans cette perspective. Le premier semestre 2013 a bénéficié du pic de commandes emmagasinées à la fin de 2012. Un tassement s’est amorcé pour le second semestre en France. À cela s’ajoute une baisse dans de nombreux pays européens.

Des délais de livraison plus courts


Conséquence, les stocks augmentent chez les industriels. Les usines sont moins saturées et les délais de livraisons tendent à se réduire.
Le délai moyen serait de six semaines. Le ralentissement du marché européen pèse sur les trésoreries des industriels qui se dégradent. Le même phénomène est observé chez les distributeurs sous l’effet d’un accroissement des parcs de matériels d’occasion. Les professionnels de l’agroéquipement estiment que le moral des agriculteurs est plutôt « bon » et, de ce fait, ils continuent à s’inscrire dans une perspective positive.

 

(1) Axema : Union des industriels de l’agroéquipement.
(2) Sedima : Syndicat des entreprisesde services et distribution du machinisme agricole.

Les points à retenir

 

La France fait exception avec une augmentation de 4 % du marché des agroéquipements en 2013 qui devrait atteindre 5,4 milliards d’euros. Seule l’Espagne est, également, dans le vert avec + 3 %. L’Allemagne régresse de 1 %. C’est la Pologne qui connaît le revers le plus fort avec - 17 %, lié à la fin d’un programme d’aides.


Les recrutements dans le machinisme restent dynamiques avec toutefois un tassement en vue. En 2013, le secteur aurait effectué plus de 2 000 embauches supplémentaires (+ 7 %). Pour 2014, la perspective serait de + 3 %. Une nouvelle action sera conduite lors du prochain salon de l’agriculture pour promouvoir les métiers des agroéquipements.


L’abandon de l’avantage fiscal lié aux dotations pour investissement a eu un effet négatif sur les ventes. De nouveaux modes de gestion se mettent en place. Par ailleurs, la réforme de la PAC peut davantage orienter les élevages vers l’achat de nouveaux équipements. Les professionnels du machinisme ne s’attendent pas « à une incidence inquiétante ».


Les agriculteurs entretiennent avec soin leur matériel. Une proportion forte de distributeurs considèrent que les activités de pièces et de prestations d’atelier sont mieux orientées en 2013. Ces activités génèrent une plus forte valeur ajoutée pour les entreprises.

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