Aller au contenu principal

CERTIFICAT D’OBTENTION VÉGÉTALE
Le Sénat légalise les semences de ferme

La proposition de loi donne un statut légal aux semences de ferme et généralise le principe d’une indemnité versée à l’obtenteur, comme celle qui existe déjà pour le blé.

Le Sénat vient d’adopter en première lecture une proposition de loi qui renforce le certificat d’obtention végétale (COV), la dernière loi sur le sujet datant de 1992. Cette loi permettrait de transposer en droit français la Convention internationale pour la protection des obtentions végétales datant de 1991, dite « convention UPOV ».

FIXATION DU MONTANT DE L’INDEMNITÉ

La grande nouveauté de ce projet de loi est de donner un statut légal aux semences de ferme, ce qui n’a jamais été le cas en France, hormis en blé tendre. Le texte précise que « les agriculteurs ont le droit d’utiliser sur leur propre exploitation, sans l’autorisation de l’obtenteur, à des fins de reproduction ou de multiplication, le produit de la récolte qu’ils ont obtenu par la mise en culture d’une variété protégée ».Mais, en contrepartie, « l’agriculteur doit une indemnité aux titulaires des COV dont il utilise les variétés ».
Le Gnis, représentant les semenciers, se félicite du vote du Sénat et espère que l’Assemblée nationale fera de même rapidement. « Ce texte sécurise le financement de la recherche » et « trouve un juste équilibre entre le droit des sélectionneurs à être rémunérés et le droit des agriculteurs utilisateurs de semences de ferme », souligne-t-il. La Confédération paysanne considère, au contraire, qu’il s’agit d’un « hold-up des industries sur les semences et que les droits des agriculteurs sont bafoués ». La proposition de loi reste en fait très imprécise sur le montant de l’indemnité, précisant seulement que si aucun contrat ou accord interprofessionnel n’est signé, les modalités de fixation du montant de l’indemnité seront établies par décret en Conseil d’État, et que ce montant devra rester « sensiblement inférieur » aux royalties perçues par l’obtenteur pour la même variété

Les plus lus

Pommes de terre : des milliers de tonnes à détruire, faute de débouchés suffisants

La filière pomme de terre subit depuis cette année un retournement de conjoncture. La forte hausse des surfaces en 2025…

<em class="placeholder">Chemin goudronné entre parcelles agricoles</em>
Que le chemin n’appartienne qu’à un seul propriétaire ne l’empêche pas d’être un chemin d’exploitation

La Cour de cassation dans un arrêt du 9 janvier 2025 a réaffirmé que ce qui caractérise un chemin d’exploitation est…

<em class="placeholder">Julien Bricquet devant son bâtiment d&#039;exploitation initialement construit sur un terrain appartenant à son père</em>
Bâtiment agricole : « On a construit sur sol d’autrui, sans être alertés et sans connaître les risques »

Comme beaucoup de sociétés agricoles familiales, le SCEA Bricquet et Fils, à Saint-Amand-sur-Fion (Marne) a construit un…

<em class="placeholder">Thierry Boudaud président de la Coop de l’eau 79 devant un enrouleur.</em>
Sainte-Soline : « Notre réserve restera vide cette année, laissant les exploitations sans solution alternative d’irrigation »

Thierry Boudaud est président de la Coop de l’eau 79, qui porte les réserves de substitution du bassin de la Sèvre niortaise.…

Xavier Priault, céréalier dans le Loiret.
Traitement phytosanitaire : « Dans le Loiret, je pulvérise de nuit en bas volume à 50 l/ha pour maximiser l’efficacité des produits »

Xavier Priault est céréalier à Saint-Maurice-sur-Aveyron, dans le Loiret. Il réalise ses pulvérisations phytosanitaires…

<em class="placeholder">Marc Pottier, agriculteur bio à Remaucourt (Ardennes) et conseiller à la coopérative Probiolor,  &quot;La culture du soja peut avoir sa place sur des terres de craie. C’est ...</em>
Soja : « Une production sur des terres de craie très blanche des Ardennes a donné un rendement de 20 q/ha en sec »
Agriculteur bio à Remaucourt (Ardennes) et conseiller à la coopérative Probiolor, Marc Pottier cultive du soja régulièrement sur…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures