Aller au contenu principal
Font Size

Le diesel, carburant préféré des Français

La France a son parc automobile fortement « diesélisé » puisque 61 % des voitures particulières roulent au gasoil, contre 36 % en moyenne dans toute l'UE, et ce taux est quasi nul ailleurs dans le monde. Cette situation est liée à une taxation plus favorable au diesel depuis les années 50. Les pétroliers ont aussi poussé dans cette voie car ils trouvaient un marché local au gasoil, produit joint à l'essence dans les raffineries. Mais aujourd'hui, celles-ci ont vieilli. « Or, le fait
de produire une part élevée de diesel est l'apanage des raffineries les plus récentes, comme au Katar, explique Kristell Guizouarn, de Sofiprotéol. Les pétroliers ne veulent plus investir dans les usines européennes qu'ils veulent fermer progressivement. »
La France doit donc importer massivement du diesel, ce qui pèse sur sa balance commerciale, alors qu'elle est excédentaire en essence. Pour une consommation de 30 millions de tonnes de gasoil, la France importe 10 Mt de Russie. Pas très rassurant...

Un carburant classé cancérogène depuis 2011


Au niveau environnemental, le diesel est un moyen de réduire les émissions de CO2 par rapport à l'essence. Mais ce carburant a vu son image écorné depuis que l'OMS l'a classé cancérogène en 2011. Depuis, le nombre de voitures neuves roulant au diesel a tendance à diminuer. Certains experts soulignent que l'avantage de l'essence par rapport au diesel sur
le niveau des émissions de particules fines et d'oxyde d'azote n'est plus vrai pour les voitures neuves car le durcissement des normes sur le diesel a réduit fortement les émissions, contrairement aux moteurs essence. De plus, les moteurs essence à injection
directe émettent davantage de particules fines et oxyde d'azote que les moteurs classiques. Le problème, c'est le parc automobile ancien. « L'ajout systématique de 7 % de biodiesel dans le gasoil d'origine fossile a un effet positif sur les émissions de particules et d'hydrocarbures imbrûlés », rassure Kristell Guizouarn.

 

Voir aussi article Biocarburants : l'Europe n'est plus moteur.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Grandes Cultures

Les plus lus

Récolte dans le nord de l'Eure-et-Loir. Le rendement national moyen de blé tendre est estimé à 6,83 t/ha par le cabinet Agritel, en baisse de près de 8 % par rapport à la moyenne olympique. © G. Omnès
Moisson 2020 : une récolte de blé française sous les 30 millions de tonnes
Les spécialistes du marché des céréales continuent de réviser leurs chiffres de récolte de blé tendre à la baisse. La production…
La collecte chute de 20 % en blé tendre et en orge d'hiver par rapport à la moyenne décennale à la coopérative Ile-de-France Sud. © Gutner archives
Moisson 2020 : le grand écart du rendement en Ile-de-France comme ailleurs
La récolte des orges d’hiver, colza et blé tendre a rendu son verdict en Ile-de-France : des résultats très hétérogènes avec…
Pour la CGB, la propagation du virus de la jaunisse ampute la production française de sucre de 600 000 à 800 000 tonnes. © CGB
Crise de la betterave: les élus régionaux montent au créneau
L’impact de l’épidémie de jaunisse sur betterave s’amplifie devant l’absence de solution technique autorisée. Les Régions…
Nouveau silo de Biocer dans l'Eure. Avec une collecte qui double tous les cinq ans, les organismes économiques doivent adapter leur infrastructure de stockage et de tri. © Biocer
Agriculture biologique : les céréales bio face au défi de la massification
La dynamique de croissance forte et régulière enclenchée depuis trois ans pour les céréales bio confronte la filière à de…
Moisson de blé en Eure-et-Loir
Moisson 2020 : des rendements dans le rouge pour une année noire en grandes cultures
Très mauvaise donne cette année pour les grandes cultures en France, avec une baisse généralisée des productions. Les céréales d’…
Aymeric et Margot Ferté, Gilles Lancelin, Romaric Paucellier : trois expériences du bio en grandes cultures. © DR/C. Baudart
Bio en grandes cultures : la nouvelle génération de convertis bouge les lignes
Une exploitation de grandes cultures qui passe en bio ? C’est désormais banal. Partout, des conversions s’engagent, souvent par…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
Moins de 8.50€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures