Aller au contenu principal

Le bioéthanol a de l’avenir après 2017

Les taux croissants d’incorporation de bioéthanol dans les carburants donnent des perspectives intéressantes à la filière pour l’après-quota.

La production d’éthanol représente aujourd’hui 25 % de la sole betteravière en France soit 100 000 hectares. Une moitié est destinée au bioéthanol, l’autre à la production d’alcool traditionnel. Après 2017, les surfaces de betteraves augmenteront et logiquement, la production de sucre aussi. La concurrence avec l’isoglucose sera accrue. « L’éthanol est donc un débouché qu’il faut développer pour stabiliser le marché du sucre », insiste Alain Jeanroy, directeur général de la CGB. Bien que l’objectif français d’incorporation de bioéthanol dans les essences soit fixé à 7 % en énergie depuis 2010, il n’est toujours pas atteint (5,8 % en 2013). Ce point d’écart constitue un potentiel non négligeable. Pour le réaliser, il serait nécessaire de généraliser la distribution du SP95-E10 actuellement disponible dans 40 % des stations-services pour une part de marché d’un tiers des essences vendues en France. Cette essence est compatible avec 90 % des véhicules essences en circulation.


Un hectare de betteraves = 100 000 km parcourus


« Nous nous préparons déjà à l’E20 pour 2020, explique-t-il. Ces bonnes nouvelles sont atténuées par la perte, prévue fin 2015, de l’avantage fiscal dont bénéficie indirectement l’E10 rendant ce carburant plus compétitif que le sans plomb 95 de 5 à 6 centimes. Le prix de l’E10 devrait ainsi se trouver augmenté de 2 centimes par litre. » Seule consolation, l’E85 ou superéthanol qui est fiscalisé comme le GPL, gardera son tarif très attractif. Il faut simplement que la législation considère le superéthanol comme un carburant non fossile et facilite la mise en marché de nouveaux modèles compatibles (véhicule flexfuel) ; ou à défaut autorise l’homologation de kits de transformation de moteur. Pour rappel, un hectare de betteraves fournit du bioéthanol pour parcourir 100 000 kilomètres. Ces carburants présentent de nombreux atouts : réduction des émissions de gaz à effet de serre, indépendance énergétique et surtout, développement de la filière betteravière.

Les plus lus

Le blé tendre d'hiver est sensible au froid à partir de - 8°C, de la levée à l’émission des talles. © C. Gloria
Vague de froid : y a-t-il un risque pour les céréales ?
L’alerte « grand froid » a été émise dans vingt-quatre départements. Cette vague de froid représente-t-elle une menace pour les…
Les pigeons s'attaquent au tournesol avec un impactsur le rendementquand ils enconsommentles tiges ou apex. © C. Watier
Maïs et tournesol : semer un couvert pour leurrer les oiseaux
Entre produits répulsifs et système d’effarouchements, il n’existe pas de solution miracle empêchant les pigeons et corvidés de s…
Baisse de la sole de colza, bouleversement du programme de désherbage maïs, recours aux trichogrammes : Stéphane, Marine et Alain (de gauche à droite) ont modifié en profondeur leurs pratiques pour décrocher la HVE. © G. Omnès
HVE : « Nous avons dû changer nos pratiques en grandes cultures »
Sur la ferme de Pré Levey, le passage à la HVE s’est imposé comme une suite logique à la démarche de baisse des intrants. La…
"Depuis 4-5 ans, il est impossible de mettre de l’argent de côté. "
Trésorerie en exploitation céréalière : « Je serre tous les boulons »
Cédric Benoist est producteur de grandes cultures à Jouy-en-Pithiverais, dans le Loiret. Après la récolte catastrophique de 2020…
En orge brassicole, la tendance est au fractionnement de la fertilisation azotée pour une meilleure efficience des apports. © J.-C. Gutner
Orge brassicole : adapter la fertilisation azotée pour sécuriser le taux de protéines
Depuis de nombreuses années, la filière brassicole s’interroge sur le pilotage de l’azote des orges d’hiver et de printemps. Elle…
Combiné à d'autres leviers, les techniques de travail du sol simplifié permettent aux producteurs de colza et de tournesol de bénéficier d'un bonus substantiel. © Orthman
Bas carbone : des efforts désormais valorisés en grandes cultures
Colza, tournesol, orge, maïs : les filières végétales se lancent sur le marché du carbone pour générer de la valeur ajoutée. Une…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures