Aller au contenu principal

L’assurance récolte au menu du Parlement début 2022

Le projet de dispositif de gestion des risques climatiques, articulant fonds publics pour les gros coups durs et dispositif assurantiel privé, sera examiné par les parlementaires d’ici la mi-février.

Le projet de loi prévoit la possibilité d'abaisser la franchise de l'assurance à 20 % pour une subvention allant jusqu'à 70 %.
Le projet de loi prévoit la possibilité d'abaisser la franchise de l'assurance à 20 % pour une subvention allant jusqu'à 70 %.
© V. Marmuse

La restructuration du système de gestion des risques climatiques et de l’assurance récolte continue sa marche forcée, avec des échéances qui se précisent. Le projet de loi, présenté en Conseil des ministres en décembre, sera examiné fin janvier par les députés, puis au Sénat avant la mi-février. Le compte à rebours est lancé, car la nouvelle architecture devra être opérationnelle à l’entrée en vigueur de la PAC en janvier 2023. Cela signifie qu’elle devra couvrir les emblavements d’automne 2022.

Le projet de loi entérine le fait que les assureurs joueront le rôle de guichet unique pour conduire l’expertise et gérer l’ensemble des aides apportées aux agriculteurs. Cela recouvre le fonds couvrant les pertes exceptionnelles, abondé par la solidarité nationale, et l’assurance climatique privée. Le texte prévoit aussi la possibilité d’utiliser les outils de l’omnibus européen, à savoir d’abaisser la franchise à 20 % pour une subvention allant jusqu’à 70 %. Reste à savoir quels seuils seront retenus in fine selon les productions, chaque branche demandant d’activer au maximum ces deux leviers.

Maintenir une offre diversifiée

Le projet de loi reste également flou sur la création du groupement d’assureurs ou de réassureurs, ou « pool ». Celui-ci devra mettre en commun les informations sur les sinistres et les primes techniques pour mutualiser les risques des assureurs. « Le système actuel n'est plus durable car très déséquilibré, affirmait le 13 décembre Pascal Viné, directeur des relations institutionnelles de Groupama. Si on ne fait rien tout va s'arrêter. » Ces dernières années, les primes d'assurance payées par les assurés n'ont pas couvert le montant des sinistres. La prise en charge des plus gros coups durs par l'Etat allègera ainsi la facture pour les assureurs, et la meilleure connaissance des risques issue de la mutualisation des informations permettra d'ajuster les tarifs.

Groupama plaide pour un groupement au niveau des réassureurs. Selon Pascal Viné, cela sécuriserait les assureurs tout en maintenant un niveau approprié de concurrence et une diversité des offres. Au-delà d’une prime technique commune, chaque société pourrait ainsi se distinguer selon ses frais de gestions, sa qualité de service et ses produits non subventionnés. Et pour éviter les comportements opportunistes, Groupama demande que seuls les assureurs intégrés au dispositif de mutualisation des informations et des portefeuilles puissent distribuer l'assurance multirisque climatique.

 

Les plus lus

<em class="placeholder">Cave coopérative des Vignerons de Puisseguin Saint Emilion en Gironde, le 28 septembre 2017 durant les vendanges</em>
Quelles sanctions pour un exploitant agricole qui ne tient pas son engagement vis-à-vis de sa coopérative ?

Sauf cas de force majeur, le retrait anticipé d’un associé coopérateur avant la fin de son engagement l'expose à des pénalités…

<em class="placeholder">Moisson des bles dans les plaines cerealieres de la Marne sous la menace de la pluie.</em>
Fonds d’urgence grandes cultures : qui peut en bénéficier et pour quel montant ?
L’État met en place un fonds d’aide d’urgence exceptionnel à destination de la filière grandes cultures. Doté de 35 millions…
<em class="placeholder">Apport d&#039;azote sur blé en sortie d&#039;hiver.</em>
Azote sur blé : quand réaliser le premier apport en 2026 ?

Le premier apport d’azote sur blé se raisonne en s’appuyant sur l’observation des parcelles et les analyses de reliquats…

<em class="placeholder">Eric Thirouin, président de l&#039;AGPB, face à la ministre Annie Genevard.   </em>
Plan d’urgence pour les céréaliers : 40 millions d’euros débloqués, une réponse jugée insuffisante

La ministre Annie Genevard a signé ce 29 janvier 2026 la mise en œuvre d’un fonds d’urgence de 40 millions d’…

Un homme plutôt âgé assis sur une chaise dans une cour de ferme regardant un agriculteur devant son tracteur.
Retraite agricole des chefs d’exploitation : que change le nouveau calcul sur les 25 meilleures années ? Réponses à toutes vos questions

Qui est concerné par la réforme du calcul des retraites agricoles ? Comment seront déterminées les 25 meilleures années…

<em class="placeholder">Agriculteur à la retraite avec son fils conduisant un valet de ferme.  </em>
Cumul emploi retraite en agriculture : des conditions plus restrictives pour les jeunes retraités

Les conditions de cumul emploi retraite évoluent à compter du 1er janvier 2027, limitant le cumul de la…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures