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Panorama 2004 OCDE
La réforme de la Pac va dans le bon sens mais.

Selon l´OCDE, la nouvelle Pac n´améliore que très légèrement l´accès au marché et le soutien total à l´agriculture ne baisse pas.


Dans une analyse publiée en juin, l´Organisation de coopération et de développement économique des pays riches (OCDE) fait crédit à la nouvelle Pac, « d´augmenter le rôle des forces du marché ou encore de limiter les coûts budgétaires ». Mais ce n´est pas suffisant pour le saint des saints du dogme ultra-libéral.

Peu importe que l´Union européenne soit déjà le premier importateur mondial de produits agricoles en provenance des pays du Sud, la nouvelle Pac n´améliore que très légèrement l´accès au marché et le soutien total à l´agriculture ne baisse pas. Il a simplement été découplé et reste en majeure partie lié à la taille des exploitations, regrette l´OCDE.
©J.-J. BITEAU/ARCHIVES

L´OCDE souligne que le soutien aux États-Unis a augmenté par rapport à celui des années 90 et qu´il contribue à déprimer les prix mondiaux.

Selon le panorama 2004 des politiques agricoles de l´OCDE, le soutien aux agriculteurs des pays riches s´élève à 229 milliards d´euros en 2003 soit 32 % des recettes agricoles, « ce qui correspond à une légère augmentation par rapport à 2002 mais à une réduction par rapport aux 37 % de 1986-1988 ». Les aides agricoles pèsent 18 % des recettes aux USA 19 % au Canada et 37 % dans l´Union européenne.
Riz, sucre et lait sont les plus soutenus
Les pays qui soutiennent le plus leurs agricultures restent le Japon (58 %), la Norvège (70 %), la Suisse (73 %), l´Islande (67 %) ou encore la Corée (64 %). Les meilleurs élèves sont l´Australie et la Nouvelle-Zélande (moins de 5 %). Les niveaux de soutiens restent les plus élevés pour le riz, le sucre et le lait.

La politique agricole américaine est également critiquée. Les auteurs soulignent que les paiements contracycliques ont baissé en 2003 uniquement grâce à « l´augmentation des prix mondiaux pour les produits végétaux, que le soutien aux États-Unis est supérieur à celui des années 90, et que lié à la production et aux intrants, il reste élevé et contribue à déprimer les prix mondiaux ».

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