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Sécheresse : la production de maïs semences sous tension

La production de maïs semences s’annonce à un niveau historiquement bas, et les producteurs font face à une forte hausse de leurs coûts de production.

Malgré une sole française stable à 84 500 hectares, la production devrait se situer entre 70 et 75 % des objectifs initiaux.
Malgré une sole française stable à 84 500 hectares, la production devrait se situer entre 70 et 75 % des objectifs initiaux.
© G. Omnès

La production de maïs semences est annoncée en forte baisse par la Fédération nationale de la production des semences de maïs et de sorgho (FNPSMS). Malgré une sole française stable à 84 500 hectares, la production devrait se situer entre 70 et 75 % des objectifs initiaux. Ils sont établis sur la base des contrats de production de semences qui correspondent aux besoins du marché.

Les conditions sèches du printemps ont rapidement obligé les producteurs à utiliser l’irrigation, avant que les restrictions d’eau dans certains secteurs ne pénalisent la culture, notamment dans le Sud-Ouest. Les pics de chaleur successifs de fin juin à fin août ont fortement abaissé le potentiel de rendements. Certaines surfaces ont également été touchées par des épisodes de grêle.

Proposer des alternatives variétales

La filière devra donc utiliser le stock de maïs semences pour pallier le déficit et approvisionner les producteurs pour la prochaine campagne. « On peut craindre des ruptures d’approvisionnement sur certaines variétés », précise Pierre Pagès, président de la FNPSMS. Il assure que « les semenciers se mobilisent pour proposer des alternatives ». « Ils vont pouvoir proposer des variétés aux caractéristiques semblables qui ont connu une bonne production en 2021 », précise Pierre Guillaumin, chargé de mission économie à la FNPS. À cette mauvaise récolte s’ajoute une forte hausse des coûts de production pour les producteurs.

Juste rémunération pour les producteurs

En dépit de ce panorama alarmant, l’interprofession se veut rassurante pour les surfaces de production de l’an prochain. « Les producteurs sont habitués aux aléas, la plupart de ces surfaces ont des destinations avec un usage défini, les changements ne sont pas si brutaux », estime Pierre Pagès. Même s’il reconnaît qu’il y aura besoin de suffisamment de surfaces pour reconstituer les stocks. C’est pourquoi il réclame une « juste valorisation des semences de maïs dans un contexte de concurrence entre les cultures ».

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