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En Europe du Nord
La pénurie de pommes de terre dope le marché

La pomme de terre française est très demandée cette année, car elle est moins concurrencée par le nord de l´Europe. Les prix grimpent.


Un mois de juillet caniculaire suivi d´un coup de froid en août ont endommagé les récoltes dans les cinq principaux pays producteurs du nord de l´Europe. Leur production de pommes de terre est en repli de 6 % par rapport à 2004-2005, soit le plus faible volume enregistré depuis cinq ans. Les Pays-Bas, grand pays de la pomme de terre, ont vu leur récolte reculer de 12 % alors que les surfaces avaient progressé de 5 %. La France s´en sort relativement bien, tant au niveau quantitatif que qualitatif. Avec 4,4 millions de tonnes, la production française en 2006 est équivalente à celle de 2005 (4,5 % de volume de moins qu´en 2004).
La pomme de terre française est appréciée cette année par sa quantité et sa qualité. ©C. Gloria

La France bénéficie d´une forte demande
Tout ce qui est rare est cher. La pomme de terre est dans ce cercle vertueux actuellement. Ainsi, la Bintje en Nord-Picardie (non lavée, 40-75, 25 kg) est cotée en moyenne à 230 euros la tonne depuis septembre, contre 118 euros en 2005-2006 et 55 euros en 2004-2005 sur la même période. La même évolution peut être constatée dans les autres régions pour la Charlotte (Loiret) avec une moyenne de 568 euros/tonne depuis le début de la campagne, et 486 euros pour l´Agata (Champagne).
Dans les pays du Nord de l´Europe, la situation est plus critique car la production a davantage baissé, jusqu´à 20 % en Allemagne.
La France bénéficie d´une forte demande. Du 1er août au 31 décembre 2006, les exportations françaises de pommes de terre de conservation se sont élevées à 596 800 tonnes, en hausse de 28 % par rapport à 2005 pour la même période, pour un montant de 133 millions d´euros (+ 79 % par rapport à 2005). « La France a su tirer parti de son expérience et de sa maîtrise de la qualité », relativise le CNIPT, comité national interprofessionnel de la pomme de terre.
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