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Qualité du sol : « J’ai gagné plus de 2 points de matière organique en six ans »

David Renoux exploite 390 ha de grandes cultures à Vix, en Vendée. Ses apports réguliers de déchets verts associés à l'arrêt du travail du sol ont permis de remonter significativement la teneur de matière organique en quelques années.

 © P. Cronenberger
L'apport de déchets verts broyés est une source de matière organique pour l'exploitation de David Renoux.
© P. Cronenberger

 

"J’apporte tous les ans 10 à 20 tonnes à l’hectare de déchets verts broyés, que je laisse en surface sans aucun travail du sol", explique David renoux. © D. Renoux

« Quand j’ai repris l’exploitation en 2014, la structure des sols était dégradée. Le taux de matière organique était entre 1,5 et 2 %. J’ai arrêté de travailler le sol l’année d’après, il y a six ans. Je suis passé en semis direct et désormais j’apporte tous les ans 10 à 20 tonnes à l’hectare de déchets verts broyés, que je laisse en surface sans aucun travail du sol. J’épands ainsi 1 500 tonnes par an, que je récupère en déchetterie. Excepté la prestation d’épandage, ils ne me coûtent rien.

En six ans, mes terres ont complètement changé. Sur les terres les plus argileuses, j’ai gagné en productivité. Sur les parcelles limoneuses, les rendements se sont maintenus, j’ai gagné du temps de travail et limité ma consommation de carburant. Je suis déjà autour de 4 % de matière organique et je vise 7 % mais dans mes sols très argileux, le calcul des 17 % de la masse d’argile donne le chiffre de 10 %. Les couverts végétaux multi-espèces sont idéals pour y parvenir mais ici désormais, les levées sont difficiles. »

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