Guerre au Moyen-Orient
Envolée du prix du GNR : les entreprises de travaux agricoles (ETA) dénoncent « une réponse indigente du gouvernement »
La fédération nationale des entrepreneurs des territoires (FNEDT), représentant les ETA, dénonce l’insuffisance des mesures annoncées par le gouvernement face à la hausse du GNR et prévient de l’ajustement des tarifs ou la mise en place d’une indexation carburant.
La fédération nationale des entrepreneurs des territoires (FNEDT), représentant les ETA, dénonce l’insuffisance des mesures annoncées par le gouvernement face à la hausse du GNR et prévient de l’ajustement des tarifs ou la mise en place d’une indexation carburant.
« La réponse du gouvernement demeure indigente face à la nature et à l’ampleur du choc de la hausse des prix de l’énergie ! Elle ne prend pas en compte l’ensemble des acteurs engagés dans les activités agricoles et forestières » réagit Philippe Largeau, président de la fédération nationale des entrepreneurs des territoires (FNEDT), dans un communiqué ce 25 mars, pour qualifier les mesures présentées par la ministre de l’Agriculture le 23 mars dernier.
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Les ETA consomment à elles seules 30% du GNR agricole
Rappelant que les entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers (ETARF) consomment à elles seules 30% du GNR agricole « pour réaliser des travaux énergivores et stratégiques à la mobilisation des ressources », la FNEDT souligne que « la hausse du carburant se traduit immédiatement par une dégradation des marges et une tension sur leur capacité d’intervention, alors même que la dégradation économique du secteur (crises sanitaires, aléas climatiques) pesait déjà fortement sur leur trésorerie ».
Hausse des tarifs des ETA ou mise en place d’une indexation carburant
« Le ministère semble se satisfaire, pour traiter la nature du problème, de reports d’échéances, déplore Philippe Largeau, des facilités de trésorerie et des prêts qui transforment une tension immédiate en charge différée. C’est un recours accru à l’endettement ». Si la situation budgétaire de l’État est connue, les mesures annoncées ont pour effet de transférer la gestion de la crise vers les entreprises elles-mêmes, poursuit-il.
« A ce stade et dans ces conditions, les ETARF n’ont pas d’autre choix que d’ajuster leurs tarifs et/ou mettre en place l’indexation carburant », conclut la fédération des ETA.
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