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[Edito] Le fret céréalier défie la Route du Rhum

Avec la guerre en Ukraine, le grand public s'est passionné pour les itinéraires de bateaux transportant des céréales au départ de l'Ukraine. Un coup de projecteur inattendu sur une activité clé pour l'alimentation de la planète.

Photo d'archive du port d'Odessa. Le redémarrage du transport de céréales depuis les ports ukrainiens a focalisé l'attention de la planète.
Photo d'archive du port d'Odessa. Le redémarrage du transport de céréales depuis les ports ukrainiens a focalisé l'attention de la planète.
© N. Ouvrard / Archives

L’itinéraire du bateau Razoni a été pisté quasiment heure par heure, ses changements de cap scrutés via des applications radars spécialisées sur le web, puis disséqués dans des articles de la presse généraliste. Le Razoni n’est pourtant pas l’un de ces destriers des mers engagés dans une prestigieuse régate telle que la Route du Rhum (qui partira le 6 novembre de Saint-Malo) ou du Vendée Globe. Non, le Razoni est le premier cargo chargé de céréales à avoir quitté Odessa depuis la mise à l’arrêt des ports ukrainiens provoquée par l’agression russe.

Cet intérêt du grand public pour le fret maritime des céréales est inédit. Après le Razoni, l’attention s’est portée sur le Brave Commander, premier navire humanitaire emportant des céréales ukrainiennes, puis sur le Sormovsky, premier bateau chargé de blé de cette origine. L’épisode dramatique de la guerre en Ukraine a fait prendre conscience aux non-spécialistes du rôle vital de ces grands vraquiers pour la sécurité alimentaire de nombreux pays.

Pour les familiers des marchés, les pérégrinations des capesize et autres panamax partis d’Ukraine sont surtout un élément essentiel pour analyser et tenter de prévoir l’évolution des prix des céréales. La logistique maritime est en effet un maillon clé de l’exportation des céréales russes et ukrainiennes, elles-mêmes indispensables à l’alimentation du marché mondial.

Et le Razoni dans tout ça ? Son parcours n’a pas été simple et a entretenu le suspense. Refusé par son acheteur initial, au Liban, au prétexte d’une dégradation qualitative de sa cargaison de maïs restée trop longtemps en cale, il a fait escale en Turquie, avant d’accoster en Syrie. Des tribulations qui démontrent que le thriller économico-géopolitique des bateaux de la mer Noire est loin d’être terminé.

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