Aller au contenu principal

Prix des terres
De un à vingt-trois, la valeur de l´hectare européen

Même si, comme en France, la pression urbaine se fait sentir, le premier facteur explicatif des écarts entre pays européens tient aux revenus agricoles.


Inférieur à 2000 ? dans les nouveaux États membres. Supérieur à 14 000 ? aux Pays-Bas, en Irlande, en Belgique ou encore en Italie. La valeur de l´hectare européen est encore très loin d´être homogène.
Entre les deux extrêmes, l´échelle court de un à vingt-trois. La France se situe dans la moyenne européenne et parmi les pays les moins chers de l´Europe occidentale. Les comparaisons européennes sont délicates car elles conduisent à mettre en parallèle « des terres céréalières et de pairies en France avec des terres de maraîchage irriguées en Espagne ou celui des terres où se développent des systèmes intensifs en Hollande », souligne la FN Safer.

Les écarts n´en demeurent pas moins très significatifs. Même si, comme en France, la pression urbaine se fait sentir ailleurs en Europe, le premier facteur explicatif des écarts tient aux revenus agricoles. « Plus le revenu agricole à l´hectare est élevé, plus un agriculteur pourra accepter de payer un prix élevé ». En moyenne, il faut huit ans à l´agriculteur européen pour payer une terre agricole. C´est vingt ans en Irlande, contre cinq en Pologne. En revanche, il faut 7,3 années en France, une durée voisine de celle nécessaire aux Pays-Bas. En Hollande, la valeur ajoutée produite à l´hectare est très élevée : 3350 ? contre 1000 en France. « Les disparités sont largement amoindries lorsque le prix des terres est rapporté aux résultats économiques de l´activité agricole : il n´y a plus qu´un différentiel de un à six. »
Un second facteur pèse fortement. L´étroitesse du marché influe sur la rareté, donc sur les prix.
Avec entre 1,4 à 1,5 % de sa SAU, objet de transaction chaque année, la France « possède un des marchés les plus ouverts d´Europe avec la Pologne ». En Irlande et en Allemagne, par exemple, le ratio se situe respectivement à 0,2 % et 0,5 %.

Les plus lus

Pommes de terre : des milliers de tonnes à détruire, faute de débouchés suffisants

La filière pomme de terre subit depuis cette année un retournement de conjoncture. La forte hausse des surfaces en 2025…

<em class="placeholder">Adolescent au volant d&#039;un tracteur </em>
Les enfants d’agriculteurs peuvent-ils donner un coup de main sur l’exploitation familiale en toute légalité ?

À partir de 16 ans, voire dans certains cas dès 14 ans, les enfants d’agriculteurs peuvent contribuer aux travaux de l’…

<em class="placeholder">Chemin goudronné entre parcelles agricoles</em>
Que le chemin n’appartienne qu’à un seul propriétaire ne l’empêche pas d’être un chemin d’exploitation

La Cour de cassation dans un arrêt du 9 janvier 2025 a réaffirmé que ce qui caractérise un chemin d’exploitation est…

<em class="placeholder">Julien Bricquet devant son bâtiment d&#039;exploitation initialement construit sur un terrain appartenant à son père</em>
Bâtiment agricole : « On a construit sur sol d’autrui, sans être alertés et sans connaître les risques »

Comme beaucoup de sociétés agricoles familiales, le SCEA Bricquet et Fils, à Saint-Amand-sur-Fion (Marne) a construit un…

<em class="placeholder">Thierry Boudaud président de la Coop de l’eau 79 devant un enrouleur.</em>
Sainte-Soline : « Notre réserve restera vide cette année, laissant les exploitations sans solution alternative d’irrigation »

Thierry Boudaud est président de la Coop de l’eau 79, qui porte les réserves de substitution du bassin de la Sèvre niortaise.…

Xavier Priault, céréalier dans le Loiret.
Traitement phytosanitaire : « Dans le Loiret, je pulvérise de nuit en bas volume à 50 l/ha pour maximiser l’efficacité des produits »

Xavier Priault est céréalier à Saint-Maurice-sur-Aveyron, dans le Loiret. Il réalise ses pulvérisations phytosanitaires…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures