De Sangosse souhaite devenir leader de la phytothérapie agricole
L’entreprise De Sangosse investit massivement pour démocratiser l’usage de la phytothérapie dans la santé des cultures.
L’entreprise De Sangosse investit massivement pour démocratiser l’usage de la phytothérapie dans la santé des cultures.
Soigner les plantes par les plantes, la pratique n’est pas récente. Mais elle pourrait entrer dans une nouvelle ère, sous l’impulsion du spécialiste français de la protection des cultures De Sangosse. Face aux attentes sociétales et aux évolutions réglementaires, l’entreprise a décidé d’investir le créneau de la phytothérapie agricole avec l’ambition d’en faire une biosolution à part entière. « Une plante, c’est des dizaines de composés d’intérêt, qui ont des actions simultanées sur la protection, la physiologie et la nutrition, avance Émeline Lasserre-Arondel, chef marché phytothérapie. Le but n’est pas de faire des produits de substitutions, mais de les intégrer comme base de la santé des cultures dans les itinéraires techniques. »
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Selon De Sangosse, la phytothérapie reste aujourd’hui largement associée à des pratiques empiriques, une approche qui limite sa diffusion au sein des filières agricoles et rend difficile l'évaluation objective de ses performances. Pour lever ces freins, la firme lance une démarche fondée sur la pédagogie et la mise en cohérence des connaissances, à travers le programme « Parlons plantes ». En parallèle, elle inaugure la gamme Végévital, avec des produits présentés comme stables et réguliers, afin de faciliter leur adoption par les agriculteurs.
Des essais menés en laboratoire et au champ
Grâce au rachat de la société Biovitis en 2022, le groupe bénéficie déjà d’une solide expertise et d’une usine de fabrication en Gironde, à Andernos. Pas moins de 20 personnes travaillent à temps plein sur la thématique. Les équipes R&D mènent des essais en laboratoire et au champ, complétés par des réseaux de fermes pilotes et des retours d’expérience. Une approche visant à concilier rigueur scientifique et réalité agronomique.
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A l’heure actuelle, l’offre comprend une gamme « plantes » de 13 produits à base d’infusions ou décoctions de plantes solo (achillée, ail, bourdaine, camomille, consoude, ortie, osier, piment, prêle, reine des près, sureau, thym, valériane) et une gamme « bénéfices » de 6 produits (altervitis, arguin, bernet, longevitea, mascaret, pyla) qui ciblent chacun une problématique particulière. « Ils ne contiennent que des plantes et de l’eau, précise la chef marché. Et nous avons assez de recul pour assurer que les produits sont stables. » Tous sont utilisables en vigne, trois le sont également pour les arboriculteurs et deux pour les maraîchers. Cinq projets sont en cours pour proposer des solutions aux grandes cultures.
Les produits sont prêts à l’emploi, compatibles avec l’agriculture biologique et commercialisés à un tarif représentant des coûts allant de 15 à 30 euros par hectare.