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Diversification
Dans l´Allier, des agriculteurs prêts à produire des plantes « innovantes »

Eric Foncelle, à la tête de 85 ha dans l´Allier, cultive du blé, des betteraves, du tournesol, du maïs (semoulerie et semences), du tabac et des légumes. Mais il cherche des productions nouvelles pour sa région.


Bourrache, onagre, bardane, pourquoi pas des plantes aromatiques françaises ?
Avec un groupement de producteurs créé en 1999 dans la région de Saulzet dans l´Allier, Éric Foncelle s´est intéressé à la culture de plantes aromatiques. L´idée est venue du laboratoire de St-Bonnet de Rochefort, qui cherchait à développer ce type de culture pour créer des produits naturels vendus ensuite en parapharmacie. « Pendant trois ans, nous avons réalisé des essais de plantes aromatiques sur 25 hectares. La bourrache était la principale plante cultivée, mais également l´onagre, la bardane, la reine des prés. » Mais à l´issue de la première année, ils n´ont plus eu aucun contact avec l´entreprise. « Nous avons alors cherché nous-mêmes un débouché et commercialisé pendant trois ans à l´huilerie Bertin, entreprise réalisant de la chimie fine. » Depuis, le groupement de producteurs a arrêté la production de plantes aromatiques car « le prix des produits ne cessait pas de baisser et il y avait une forte concurrence des producteurs de Pologne et du Canada. Mais le savoir-faire est là et un certain nombre de producteurs est prêt à recommencer » si le marché est demandeur et attrayant.

Bunias orientalis, crucifère sauvage cultivée pendant trois ans par Éric Foncelle.©J.-P. Longhamp/Inra

Produire du bunias d´Orient (Bunias orientalis), ou de l´art de cultiver une crucifère sauvage
« J´ai observé que la plante Bunias orientalis pousse à l´état sauvage dans la région et j´ai voulu l´identifier il y a dix ou quinze ans. On m´a dit que c´était de la caméline mais la caméline est une plante annuelle alors que celle-ci était pérenne. » Par cette erreur d´identification, Éric Foncelle a voulu aller plus loin et a fait analyser l´huile de cette crucifère. Elle ne contenait pas d´acide érucique. En général on sélectionne les plantes qui en possèdent le moins. L´huile de bunias pouvait donc être utilisée en diététique ou en cosmétique. « J´ai travaillé pendant trois ans avec Limagrain sur cette culture et je suis à présent capable d´en maîtriser la conduite avec un très bon rendement. J´ai également travaillé avec un grand laboratoire mais au final celui-ci n´a pas continué les recherches sur cette huile, son département marketing n´ayant pas retenu cette plante » regrette l´agriculteur.

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