Aller au contenu principal

Comment développer son projet de méthanisation ?

Dès l'initiative du projet, il faut définir ses objectifs et se poser les bonnes questions. Quel type de projet développer ? Voulez-vous développer un modèle individuel ou collectif ? Vous devrez ensuite penser à un terrain qui pourrait accueillir l'unité, estimer la base de gisement de matières méthanisables disponibles, connaître l'existence d'autres projets de méthanisation dans les environs avec lesquels vous pourriez être en « concurrence », ou au contraire avec lesquels vous pourriez vous associer.
Il faut également sonder les collectivités territoriales proches sur leur intérêt à soutenir, voire à prendre part au projet, rechercher s'il existe un débouché de chaleur (en cas de cogénération) ou une possibilité d'injection du biométhane dans le réseau. Ce sont les bases du projet.
À partir de là, on peut entamer une étude de faisabilité avec un bureau d'études spécialisé dans la méthanisation ou avec certaines chambres d'agriculture. Cette étude vous permettra de mener une réflexion plus poussée avec des éléments et des analyses « sur mesure » sur votre gisement, le terrain, le débouché de l'électricité, de la chaleur ou du biogaz, l'utilisation des digestats (valorisés par plan d'épandage dans la majorité des cas). Ces digestats ont un intérêt agronomique fort, ils sont un engrais organique autoproduit. Le soutien politique local joue un rôle déterminant dans la survie du projet. Il est également primordial d'informer les riverains dès que vous avez une idée à peu près définie de ce que sera votre projet, pour éviter tout risque d'opposition.

Pour en savoir plus, voir aussi article Biogaz : les céréaliers s'y mettent.

Les sites internet pour vous aider

. www.atee.fr/biogaz
Site du club biogaz de l'Association technique énergie environnement (ATEE).
. www.developpement-durable.gouv.fr/La-methanisation.html
. www.methanisation.info/
. www.aile.asso.fr/index.php/biogaz/?lang=fr
Site de l'Association d'initiative locale pour l'énergie et l'environnement (Aile).

Les plus lus

<em class="placeholder">Adolescent au volant d&#039;un tracteur </em>
Les enfants d’agriculteurs peuvent-ils donner un coup de main sur l’exploitation familiale en toute légalité ?

À partir de 16 ans, voire dans certains cas dès 14 ans, les enfants d’agriculteurs peuvent contribuer aux travaux de l’…

<em class="placeholder">Julien Bricquet devant son bâtiment d&#039;exploitation initialement construit sur un terrain appartenant à son père</em>
Bâtiment agricole : « On a construit sur sol d’autrui, sans être alertés et sans connaître les risques »

Comme beaucoup de sociétés agricoles familiales, le SCEA Bricquet et Fils, à Saint-Amand-sur-Fion (Marne) a construit un…

<em class="placeholder">Damien Beaujouan, agriculteur à Roches (Loir-et-Cher), &quot;Je laboure mes terres tous les trois ans en veillant à ne pas faire un travail trop profond, moins de 20 ...</em>
Maïs : « Le faux semis est le levier le plus efficace pour réduire la densité de ray-grass dans mes champs »

Agriculteur à Roches (Loir-et-Cher), Damien Beaujouan combine désherbage chimique et techniques agronomiques pour…

<em class="placeholder">Stockage des produits phytosanitaires.</em>
Produits phytosanitaires interdits : quelles sanctions en cas de présence sur l’exploitation ?

L’actualité récente, avec la perquisition d’une dizaine d’exploitations de Charente-Maritime pour recherche de produits…

<em class="placeholder">Marc Pottier, agriculteur bio à Remaucourt (Ardennes) et conseiller à la coopérative Probiolor,  &quot;La culture du soja peut avoir sa place sur des terres de craie. C’est ...</em>
Soja : « Une production sur des terres de craie très blanche des Ardennes a donné un rendement de 20 q/ha en sec »
Agriculteur bio à Remaucourt (Ardennes) et conseiller à la coopérative Probiolor, Marc Pottier cultive du soja régulièrement sur…
<em class="placeholder">Patrice Gourinchas, président de l’ASA du Bandiat et son fils Yann.</em>
Stockage de l’eau : « Une irrigation de 2000 m³/ha sur maïs coûte 620 € avec notre réserve de substitution en Dordogne »
Les deux réserves de substitution de l’ASA du Bandiat, entre Charente et Dordogne, ont permis le maintien d’ateliers…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures