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Maladies du blé : combiner les moyens de lutte pour contenir les résistances

Une utilisation raisonnée des fongicides est indispensable pour endiguer la montée des résistances. Le recours à des variétés de blé peu sensibles et certaines pratiques culturales y participent également.

La tolérance à la septoriose progresse dans les inscriptions variétales chaque année.
La tolérance à la septoriose progresse dans les inscriptions variétales chaque année.
© C. Gloria

Dans une note annuelle commune, Arvalis, Inrae et Anses apportent des recommandations sur les moyens de lutte efficaces évitant une progression trop rapide des résistances de maladies.

Préférer des variétés de blé peu sensibles. Le recours à des variétés résistantes à la fois à la rouille jaune et à la septoriose contribue à supprimer le premier traitement.

Diversifier les variétés sur une exploitation et d’une année sur l’autre pour favoriser la durabilité des résistances génétiques.

Privilégier les pratiques culturales réduisant le risque parasitaire comme la rotation, le labour qui enfouit les résidus, le décalage de la date de semis, la destruction des repousses de céréales à l’interculture, la modération des apports d’azote et de la densité au semis.

Ne traiter que si nécessaire en fonction de la météo, des prédictions de modèle avec les outils d’aide à la décision, des observations au champ. Raisonner en conséquence le positionnement des interventions.

Diversifier les modes d’action des produits en alternant ou en associant les substances actives dans les programmes de traitements.

Recourir aux fongicides multisites (soufre, folpel) qui sont moins susceptibles de sélectionner des populations résistantes.

Limiter l’utilisation des SDHI, des QiI (fenpicoxamide) et des QoI (strobilurines) à une seule application par campagne.

Éviter de recourir aux mêmes IDM (triazoles) plus d’une fois par campagne.

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