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[Marché] Colza : un potentiel de hausse des prix au moins jusqu'à la fin de 2020

L’Europe va devoir une nouvelle fois importer du colza pour équilibrer son bilan sur un marché mondial tendu. De quoi provoquer un contexte haussier pour les prix, au moins jusqu’à l’hiver.

L'Europe aura besoin d'importer du colza une nouvelle fois cette année pour faire face à une petite récolte.
© G. Omnès

Le colza est l’une des rares graines offrant un potentiel de hausse de prix, sur fond de bilan mondial déficitaire. « Le bilan européen va être tendu, en raison de la faible production, d’une trituration dynamique et du redémarrage de la production de biodiesel », affirme Andrée Defois, présidente de Tallage/Stratégie Grains. En France, les surfaces n'ont pas pu rebondir lors des semis 2019 (récolte 2020) en raison la sécheresse de l'été. La reprise de la demande chinoise, qui pourrait capter une large part de la hausse de la production australienne, constitue un autre facteur haussier.

 

 

La production mondiale de colza est attendue stable cette année, tout comme à l'échelle européenne. La remontée prévue en Australie devrait compenser la chute en Ukraine. © Réussir / USDA et Agreste.

 

Une période hivernale particulièrement sensible

Les prix européens devront rester suffisamment élevés pour attirer les importations, indispensables à l’équilibre du bilan communautaire. Les disponibilités ukrainiennes s’annoncent en retrait en raison d’une récolte décevante. L’Australie et le Canada devront donc compenser ce manque de disponibilité. « La période hivernale sera particulièrement sensible, souligne une autre experte des marchés. C’est le moment de la jonction entre les récoltes canadienne et australienne, tandis que la consommation européenne augmente pour la fabrication de biodiesel. »

Des importations précoces de graines canadiennes

Pour Alexandre Marie, directeur des marchés chez Vivescia, « le marché est assez haussier jusqu’à l’hiver, mais prudence tout de même, car les programmes d’importation de graines ukrainiennes sont faits ». D’autant que des graines canadiennes sont arrivées dès le mois d’août en Europe, bien plus tôt qu’habituellement, signe de l’anticipation des besoins.

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