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Colloque : mieux appréhender les risques pour mieux les anticiper

Le monde agricole s’est penché sur la gestion des risques au sein d’une exploitation pendant deux jours. De nombreuses approches ont été exposées durant ce colloque.

Les 22 et 23 février, assureurs, experts agricoles, agriculteurs étaient réunis à Paris lors d'un colloque international consacré à la gestion des risques.
© L.D.

« L’agriculture est le secteur le plus exposé aux risques mais c’est aussi celui qui en a le moins conscience, a expliqué Éric Gelpe, directeur général de Groupama Paris-Val-de-Loire lors d’un colloque sur la gestion des risques organisé fin février par Groupama Paris-Val-de-Loire et UniLaSalle. Et par conséquent, le milieu agricole est le moins protégé. » Pourtant des outils de gestion des risques existent : les assurances récoltes multirisques, les fonds de calamité agricole, les fonds de mutualisations, le droit au paiement de base (DPB) et les exonérations financières telles que les dotations pour investissement ou aléas (DPI et DPA). « Selon le chef d’exploitation, la perception du risque ne sera pas la même, a indiqué Aurélie Trouiller, de l’APCA. C’est un thème délicat pour les agriculteurs car les risques induisent la responsabilité individuelle de l’exploitant mais aussi la responsabilité de la profession et vont peser sur les politiques publiques. » Pour Zohra Bouamra-Mechemache, chercheuse à l’Inra de Toulouse, la contractualisation est un outil intéressant :  « Les clauses des contrats permettent de remédier aux incertitudes du marché, signale-t-elle. En développant les contrats sur le long terme, les industriels sécurisent leurs approvisionnements et les agriculteurs assurent leurs débouchés. »

Les méthodes des grandes entreprises

Des idées sont à prendre du côté des grandes entreprises. Jean Le Rey, expert en management du risque chez Afnor, préconise « d’évaluer les risques via plusieurs notions telles que le niveau d’acceptabilité du risque, l’approche globale au niveau de l’exploitation ou encore les conséquences financières du risque. » Pour Morgane Gorria, directrice de Capik, une unité de méthanisation, « il faut se faire accompagner. En agriculture, on a tendance à faire confiance mais c’est très important de rédiger les conventions avec nos interlocuteurs même lorsque ça se passe bien. » En partenariat avec Groupama Paris-Val-de-Loire, les étudiants de la chaire management des risques en agriculture d’UniLaSalle travaillent sur la modélisation de la résilience des exploitations. « Le but est de caractériser les différentes stratégies, complète Éric Gelpe. Bien sûr assureurs et conseillers de gestion doivent être impliqués dans cette modélisation. »

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