Aller au contenu principal
Font Size

C’est à la France de décider de la conduite des surfaces d’intérêt écologique (SIE)

L’apport d’engrais ou de phytos sur les cultures des surfaces d’intérêt écologique (SIE) sera défini par chaque État membre. Bruxelles a préféré ne pas tranché sur cette question épineuse.

Bruxelles a adopté début mars 2014 une série de dix actes délégués en lien avec la règlementation agricole européenne. Ces textes sont l’équivalent des décrets pour nos lois françaises. Ils permettent de préciser les modalités d’application de la PAC. Concernant le verdissement des aides directes, les discussions ayant été particulièrement difficiles sur ce sujet, la Commission européenne laisse la liberté à chaque État membre d’autoriser ou non l’utilisation des produits phytosanitaires et des engrais sur les surfaces d’intérêt écologique. La seule contrainte est de pouvoir prouver que la conduite des cultures sur les SIE permet une amélioration de la biodiversité. En pratique, chaque État membre devra retenir une liste des particularités topographiques (haies, arbres, bordures de champs, mares, fossés...) et des cultures autorisées sur ces surfaces.


Un hectare de légumineuse équivaut à 0,3 hectare de SIE


Pour les cultures fixatrices d’azote (légumineuses) et les cultures dérobées, il devra préciser le mode de conduite culturale. Quant au mode de calcul des SIE, un hectare de ces cultures ne sera comptabilisé que pour 0,3 hectare de SIE. Les haies et les fossés compteront double, alors qu’aujourd’hui 100 mètres de haies correspondent à un hectare de surface équivalente topographique (SET). Bruxelles donne la possibilité aux États membres de gérer de façon collective les SIE quand les exploitations sont à proximité immédiate. Bruxelles a entendu la demande des Jeunes agriculteurs. Lorsqu’un jeune est installé dans le cadre d’une société, il ne doit pas nécessairement être chef d’exploitation pour avoir droit à la prime de 25 % de paiements directs supplémentaires. Pour autant, le jeune doit « exercer un contrôle effectif et durable » sur l’entreprise « en termes de décisions liées à la gestion .


Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Grandes Cultures

Les plus lus

Récolte dans le nord de l'Eure-et-Loir. Le rendement national moyen de blé tendre est estimé à 6,83 t/ha par le cabinet Agritel, en baisse de près de 8 % par rapport à la moyenne olympique. © G. Omnès
Moisson 2020 : une récolte de blé française sous les 30 millions de tonnes
Les spécialistes du marché des céréales continuent de réviser leurs chiffres de récolte de blé tendre à la baisse. La production…
La collecte chute de 20 % en blé tendre et en orge d'hiver par rapport à la moyenne décennale à la coopérative Ile-de-France Sud. © Gutner archives
Moisson 2020 : le grand écart du rendement en Ile-de-France comme ailleurs
La récolte des orges d’hiver, colza et blé tendre a rendu son verdict en Ile-de-France : des résultats très hétérogènes avec…
Pour la CGB, la propagation du virus de la jaunisse ampute la production française de sucre de 600 000 à 800 000 tonnes. © CGB
Crise de la betterave: les élus régionaux montent au créneau
L’impact de l’épidémie de jaunisse sur betterave s’amplifie devant l’absence de solution technique autorisée. Les Régions…
Nouveau silo de Biocer dans l'Eure. Avec une collecte qui double tous les cinq ans, les organismes économiques doivent adapter leur infrastructure de stockage et de tri. © Biocer
Agriculture biologique : les céréales bio face au défi de la massification
La dynamique de croissance forte et régulière enclenchée depuis trois ans pour les céréales bio confronte la filière à de…
Moisson de blé en Eure-et-Loir
Moisson 2020 : des rendements dans le rouge pour une année noire en grandes cultures
Très mauvaise donne cette année pour les grandes cultures en France, avec une baisse généralisée des productions. Les céréales d’…
Aymeric et Margot Ferté, Gilles Lancelin, Romaric Paucellier : trois expériences du bio en grandes cultures. © DR/C. Baudart
Bio en grandes cultures : la nouvelle génération de convertis bouge les lignes
Une exploitation de grandes cultures qui passe en bio ? C’est désormais banal. Partout, des conversions s’engagent, souvent par…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
Moins de 8.50€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures